Bruxelles exige de Meta une protection des mineurs européenne alignée sur les standards américains

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
Bruxelles exige de Meta une protection des mineurs européenne alignée sur les standards américains
Photo par Abel Phòng sur Pexels

Suite à un accord transactionnel majeur conclu aux États-Unis, la Commission européenne accentue sa pression sur Meta pour obtenir des garanties similaires en faveur des mineurs. Bruxelles réclame désormais une refonte des mécanismes de contrôle parental et une limitation effective du temps d'écran sur Facebook et Instagram.

L'onde de choc de l'accord américain

Le géant Meta a récemment accepté de verser près de 17 milliards de dollars et de restreindre l'usage de ses plateformes pour les adolescents dans une cinquantaine d'États américains. Cette issue, visant à clore des poursuites judiciaires liées à l'addiction numérique, sert désormais de levier à l'Union européenne. Thomas Regnier, porte-parole de la Commission pour le numérique, a clairement signifié que les engagements pris outre-Atlantique doivent se traduire par une protection équivalente pour les jeunes utilisateurs européens.

Des exigences strictes sur l'ergonomie des plateformes

Bruxelles pointe du doigt le caractère addictif des interfaces actuelles, conçues pour capter l'attention des mineurs sur de longues périodes. L'exécutif européen juge les outils de contrôle parental existants trop complexes et inefficaces. Dans le cadre d'une enquête ouverte en mai 2024 au titre du règlement sur les services numériques (DSA), la Commission exige des modifications structurelles. Si Meta a exprimé sa volonté de collaborer pour créer un environnement en ligne plus sûr, le groupe reste sous la menace de lourdes sanctions financières en cas de non-conformité persistante.

Vers une régulation européenne harmonisée

Au-delà du cas Meta, l'Union européenne envisage une approche plus globale pour encadrer l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. Des réflexions sont en cours pour instaurer un accès dit « progressif et gradué » aux plateformes, une mesure qui pourrait être portée par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors de son prochain discours sur l'état de l'Union. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte législatif européen où plusieurs États membres, à l'instar de la France, cherchent activement des solutions juridiques pour limiter l'exposition des plus jeunes aux risques liés aux réseaux sociaux.

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