Brûler de l’encens à la maison génère plus de particules toxiques que la cigarette, selon une étude américaine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
Brûler de l’encens à la maison génère plus de particules toxiques que la cigarette, selon une étude américaine

Une étude présentée lors de la réunion annuelle de l’American College of Allergy, Asthma and Immunology à Boston révèle que la combustion d’encens libère plus de particules nocives que la fumée de cigarette, aggravant les affections respiratoires. Les chercheurs recommandent de limiter la pratique traditionnelle ou d’adopter des alternatives sans combustion.

Étude américaine et cas clinique d’une octogénaire

Lors de la conférence, des scientifiques ont décrit le cas d’une femme de 87 ans, asthmatique et atteinte de BPCO, sous oxygénothérapie. Malgré un traitement habituel, elle présentait un essoufflement inexpliqué. L’enquête médicale a mis en évidence une utilisation quotidienne d’encens pour honorer ses ancêtres. Après avoir refusé d’arrêter la combustion, on lui a proposé un dispositif d’encens électrique, qui ne génère aucune flamme. La patiente a alors constaté une nette amélioration de ses symptômes respiratoires.

Composition toxique de la fumée d’encens

Les auteurs de l’étude soulignent que la fumée d’encens contient du carbone, du soufre, des oxydes d’azote, du formaldéhyde et d’autres composés organiques volatils, dont des hydrocarbures aromatiques polycycliques reconnus cancérigènes. Selon leurs mesures, chaque gramme d’encens brûlé libère environ 45 mg de particules, contre 10 mg pour un gramme de tabac. Cette densité de polluants explique les maux de tête, les irritations des voies respiratoires et les réactions allergiques observés chez les usagers.

Impacts sur l’entourage et solutions de substitution

Le Dr Mary Lee‑Wong, allergologue membre de l’ACAAI, rappelle que la fumée secondaire d’encens affecte également les membres du foyer, notamment les enfants, dont les systèmes respiratoires sont plus vulnérables. Les résidus de particules peuvent se déposer sur les meubles, les tissus et persister plusieurs mois, prolongeant ainsi l’exposition. Parmi les mesures préventives, les chercheurs préconisent d’aérer régulièrement les pièces, de réduire la durée de combustion et d’envisager des alternatives sans flamme, telles que les diffuseurs d’arômes ou les encens électriques, qui reproduisent l’aspect culturel sans les risques liés à la combustion.

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