Du 2 au 5 novembre 2026, Brazzaville devient le centre névralgique de la coopération sanitaire régionale avec la tenue de la Conférence du Programme de Sécurité Sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP). Cet événement stratégique vise à harmoniser les mécanismes de prévention et de réponse face aux menaces transfrontalières, tout en actant le déploiement d'une nouvelle phase opérationnelle pour plusieurs pays de la sous-région.
Un déploiement stratégique pour l'Afrique centrale
Le point d'orgue de cette rencontre sera le lancement officiel, le 3 novembre 2026, de la Phase III du programme HeSP. Ce volet est spécifiquement destiné à renforcer les systèmes de santé du Cameroun, du Congo, de la République centrafricaine et du Tchad. L'objectif est de pérenniser les infrastructures sanitaires nationales tout en intensifiant la coopération technique entre ces États pour une gestion plus agile des urgences sanitaires.
Coordination multilatérale et approche One Health
La conférence réunit près de 180 acteurs, incluant des représentants étatiques, des institutions régionales comme la CEMAC et l’OOAS, ainsi qu'une vingtaine de partenaires techniques et financiers tels que l’OMS, Africa CDC et la Banque mondiale. Les travaux se concentreront sur l'intégration de l'approche « Une Seule Santé » (One Health), qui lie indissociablement la santé humaine, animale et environnementale. Cette vision holistique est jugée indispensable pour anticiper les risques épidémiologiques dans un contexte de mobilité accrue.
Leviers technologiques et financement durable
Au-delà de la coopération institutionnelle, les discussions porteront sur des enjeux opérationnels critiques : le financement pérenne des systèmes de sécurité sanitaire et le renforcement des ressources humaines spécialisées. Un accent particulier sera mis sur l'optimisation des réseaux de laboratoires et l'intégration des innovations numériques, notamment l'intelligence artificielle, pour améliorer la surveillance et la détection précoce des foyers infectieux. La mobilisation des institutions spécialisées de la CEMAC, dont l'OCEAC et le CIESPAC, garantira une mise en œuvre technique cohérente sur le terrain.