Le nouveau sélectionneur des Verts, Brahim Hemdani, a acté l'exclusion du défenseur Rayan Aït-Nouri du rassemblement en cours, suite à une manifestation de mécontentement lors du match contre la Zambie. Cette décision, prise dès le premier match de son mandat, illustre la volonté du technicien de placer la discipline et la cohésion collective au-dessus des individualités.
Une tolérance zéro pour les écarts de comportement
Lors de la victoire de l'Algérie face à la Zambie (3-1) au stade Hocine Aït-Ahmed, le comportement du latéral de Manchester City, Rayan Aït-Nouri, a été jugé incompatible avec les exigences du staff. Après avoir été sollicité pour entrer en jeu à deux reprises sans finalement fouler la pelouse, le joueur a exprimé sa colère de manière ostensible depuis le bord du terrain. Brahim Hemdani, qui avait prévenu dès sa prise de fonction que tout comportement douteux serait sanctionné, a immédiatement écarté le joueur du groupe, une décision officialisée par la Fédération algérienne de football.
Restaurer la vie de groupe après les tensions
Au-delà de cet incident isolé, le staff technique cherche à remédier à une dégradation manifeste de la vie de groupe observée ces derniers mois. Des signes d'usure, tels que le manque de communication entre certains joueurs ou des attitudes individualistes, ont fragilisé la cohésion des Verts. Le sélectionneur, épaulé par Anthar Yahia, entend transformer le Centre Technique National en un lieu où le respect mutuel et l'intégration des nouveaux éléments priment sur les ego, indépendamment du statut ou de la notoriété des joueurs.
Le précédent Mahrez comme modèle de rigueur
La fermeté affichée par Hemdani contraste avec l'attitude exemplaire de cadres historiques comme Riyad Mahrez. Lors de la dernière Coupe du monde, le capitaine avait accepté sans protester son statut de remplaçant face à l'Argentine, allant jusqu'à encourager ses coéquipiers depuis la zone technique. Avec 120 sélections au compteur, Mahrez a démontré qu'une carrière prestigieuse n'exempte pas de l'adhésion aux choix collectifs. En s'appuyant sur cette référence, le nouveau staff espère instaurer une culture de la discipline indispensable à la reconstruction de l'équipe après l'échec du Mondial.
Un chantier prioritaire pour le nouveau sélectionneur
Le rassemblement, qui se poursuit jusqu'au 6 octobre, sert désormais de laboratoire pour la méthode Hemdani. Si le sélectionneur a refusé de s'étendre publiquement sur le cas personnel d'Aït-Nouri, préférant se concentrer sur les intérêts de la sélection, le message envoyé au reste de l'effectif est clair : aucune exception ne sera tolérée. La capacité du staff à maintenir cette ligne de conduite sera déterminante pour la suite du mandat et la remise en ordre de marche d'une sélection en quête de stabilité.