Le ministre de l’Enseignement supérieur, Boubacar Camara, a publiquement salué la gestion d’Ousmane Sonko à la Primature, tout en appelant à relativiser les tensions observées au sein de l’exécutif. Pour le président du parti Tabax-Construire, la priorité demeure la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation, au-delà des ajustements politiques nécessaires.
Un satisfecit pour le bilan à la Primature
Boubacar Camara, qui a collaboré directement avec l’ancien Premier ministre, a exprimé une appréciation très positive de son passage à la tête du gouvernement. Qualifiant la performance d’Ousmane Sonko d’« excellente », le ministre assume pleinement ce soutien. Cette prise de position intervient alors que le bilan de l’exécutif est scruté par l’opinion publique et les observateurs politiques, soulignant ainsi la reconnaissance, au sein même de la mouvance présidentielle, du travail accompli par le chef de Pastef durant ses fonctions.
La prérogative présidentielle au cœur de la stabilité
Interrogé sur les remaniements et les ruptures au sein du sommet de l’État, M. Camara a rappelé le cadre constitutionnel sénégalais. Il souligne que le président Bassirou Diomaye Faye dispose de la légitimité et de la responsabilité exclusive de choisir ses collaborateurs pour conduire la politique nationale. Selon le ministre, la décision de se séparer d’un Premier ministre, si elle est jugée nécessaire par le chef de l’État, relève d’une logique de gouvernance assumée, dont le président doit in fine répondre devant la nation.
La primauté de l’Agenda national de transformation
Face aux spéculations sur d’éventuelles fractures au sein du pouvoir, Boubacar Camara insiste sur la persistance d’un socle commun. S’il reconnaît que des différences de méthode ou de comportement peuvent exister entre les figures de l’exécutif, il les qualifie de « secondaires ». L’enjeu, selon lui, reste la réalisation de l’Agenda national de transformation. Cette déclaration vise à rassurer sur la continuité de l’action gouvernementale, affirmant que les objectifs stratégiques du projet politique porté par la coalition au pouvoir transcendent les divergences conjoncturelles entre les hommes.