Candidat à la présidence du New Patriotic Party (NPP), Boakye Kyeremanteng Agyarko a affiché sa volonté de restructurer en profondeur la formation politique en vue de l'échéance électorale de 2028. Son objectif affiché est de garantir le succès du porte-étendard du parti, le vice-président Mahamudu Bawumia, en tirant les leçons de la défaite enregistrée lors du scrutin de 2024.
Un diagnostic sans concession sur l'échec de 2024
Pour Boakye Agyarko, le revers électoral subi par le NPP en 2024 ne relève pas du hasard, mais d'une défaillance structurelle interne. Il pointe du doigt un manque de préparation logistique et stratégique, couplé à une démobilisation manifeste des militants de terrain. Selon lui, ce désengagement de la base a été le facteur déterminant qui a empêché le parti de maintenir sa dynamique électorale habituelle.
La reconstruction comme préalable à la victoire
Le candidat à la présidence du parti estime que la reconquête du pouvoir en 2028 ne pourra se faire sans une refonte totale de la confiance au sein des instances locales. Son programme repose sur une stratégie de terrain visant à restaurer la motivation des militants. Il insiste sur le fait que la cohésion interne est la condition sine qua non pour transformer l'appareil partisan en une machine électorale efficace, capable de porter la candidature de Mahamudu Bawumia.
L'unité comme levier stratégique
Au-delà des questions d'organisation, Agyarko insiste sur la nécessité d'un engagement renouvelé de l'ensemble des cadres du NPP. En se positionnant comme un artisan de l'unité, il cherche à apaiser les tensions internes qui ont pu fragiliser le parti par le passé. Son ambition est de créer un environnement politique stable et mobilisé, indispensable pour convaincre l'électorat national lors du prochain cycle électoral. Cette démarche marque le début d'une phase de transition où le parti tente de transformer son introspection en une nouvelle dynamique de conquête.