Birima Mangara appelle à une refonte structurelle de l'économie sénégalaise face à la dégradation de la note souveraine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Birima Mangara appelle à une refonte structurelle de l'économie sénégalaise face à la dégradation de la note souveraine

L'ancien ministre du Budget, Birima Mangara, a profité d'un ralliement politique local à Lambaye pour dresser un diagnostic alarmant de la situation nationale. Face à la dégradation de la note souveraine du Sénégal par l'agence Moody's, il appelle à une transformation profonde de la gestion publique et des entreprises parapubliques.

Un ralliement politique à Lambaye

Le paysage politique local enregistre un mouvement significatif avec le ralliement de Cheikh Ndiaye, ancien maire de Lambaye et ex-directeur général du CICES, à l'Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP-Kiiraay). Membre fondateur de l'Alliance pour la République (APR), Cheikh Ndiaye a officialisé son départ de sa formation d'origine pour rejoindre les rangs de Birima Mangara. Ce transfert souligne les recompositions en cours au sein de l'échiquier politique sénégalais, alors que les acteurs cherchent à se positionner face aux enjeux économiques actuels.

Réaction à la dégradation de la note souveraine

Interrogé sur la décision de l'agence Moody's d'abaisser la note souveraine du Sénégal à « Caa2 » le 28 août 2026, Birima Mangara a exprimé une vive préoccupation. Toutefois, l'ancien ministre délégué au Budget entre 2014 et 2019 refuse le défaitisme. Il mise sur l'expertise technique des cadres des ministères de l'Économie et des Finances pour engager des négociations fructueuses avec les institutions financières internationales, telles que le FMI et la Banque mondiale, afin de stabiliser la trajectoire économique du pays.

Plaidoyer pour une réforme de l'État

Pour redresser la situation, Birima Mangara propose une feuille de route axée sur des changements structurels. Il insiste sur la nécessité d'une refonte du fonctionnement de l'appareil d'État, d'une rationalisation des subventions publiques et d'une restructuration des entreprises parapubliques, citant spécifiquement le cas de la Senelec. Au-delà des mesures techniques, il a adressé une mise en garde à la classe politique, exhortant ses pairs à abandonner les pratiques instrumentalisant les populations à des fins électorales, au profit d'une approche plus respectueuse des citoyens.

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