Une semaine meurtrière sur les routes urbaines : 30 morts et 3 026 blessés, dont 125 graves, ont été recensés en sept jours, selon les autorités. Ces chiffres, révélés par les services de sûreté, soulignent l’urgence d’une mobilisation collective pour endiguer la culture du risque au volant.
Un bilan alarmant et des causes récurrentes
Les accidents, survenus en périmètre urbain entre le 20 et le 26 juillet, trouvent leur origine dans une combinaison de facteurs humains et de manquements aux règles élémentaires de circulation. L’inadvertance des conducteurs, le non-respect des priorités, l’excès de vitesse et la conduite en état d’ébriété figurent parmi les causes principales, tandis que les piétons, souvent négligents, paient également un lourd tribut. Les infractions relevées – circulation sur la voie gauche, sens interdit, dépassements défectueux ou absence d’usage du clignotant – illustrent une méconnaissance persistante du code de la route, malgré les campagnes de sensibilisation.
Ces dysfonctionnements ne sont pas isolés : ils s’inscrivent dans un contexte où les infrastructures, parfois saturées, et les comportements à risque se renforcent mutuellement. Les autorités rappellent que ces accidents surviennent malgré des dispositifs de contrôle renforcés, preuve que la répression seule ne suffit pas à inverser la tendance.
Répression accrue et mesures correctives
Face à cette situation, les services de sûreté ont intensifié leurs opérations, dressant près de 8 000 procès-verbaux et verbalisant plus de 49 000 infractions en une semaine. Les amendes perçues, s’élevant à plus de 9 millions de dirhams, ont été accompagnées de mesures radicales : retrait de 420 véhicules de la circulation, saisie de 7 659 documents et mise en fourrière de plus de 5 000 véhicules. Ces chiffres, bien que impressionnants, reflètent une stratégie visant à dissuader les contrevenants, mais aussi à identifier les profils les plus dangereux.
Pourtant, au-delà des sanctions, les experts soulignent la nécessité d’une approche globale, combinant éducation routière, aménagement urbain et technologie. Les radars, les feux intelligents et les zones de circulation apaisée pourraient, à terme, réduire significativement le nombre de victimes. En attendant, ce bilan rappelle que la sécurité routière reste un défi quotidien, où chaque acteur – État, collectivités et citoyens – doit assumer sa part de responsabilité.