Le club héraultais de l’ASBH Béziers entame sa saison de Pro D2 ce jeudi 27 août face à Oyonnax, un adversaire de taille, dans un contexte marqué par une profonde refonte sportive et humaine.
Un nouveau départ pour Béziers après des mois de turbulence
L’ASBH Béziers aborde ce match d’ouverture avec un effectif remanié et une direction renouvelée. Gurtrhö Steenkamp, ancien international sud-africain, a pris les rênes du club cet été, succédant à une période marquée par des départs controversés, dont ceux de Johnny Howard et Rory Teague. Le manager, qui compte 53 sélections avec les Springboks, incarne désormais la stabilité recherchée par le club depuis deux ans. « J’ai l’impression de revivre ma première feuille de match pour l’Afrique du Sud », confie-t-il, soulignant l’excitation et l’espoir qui animent l’équipe.
Cette reconstruction s’inscrit dans un contexte douloureux : le décès tragique de Luqobo « Bibou » Makwedini, 20 ans, victime d’un arrêt cardiaque lors d’un entraînement en juillet, a marqué les esprits. Malgré ce drame, Steenkamp et son staff ont œuvré pour renforcer l’effectif, avec l’arrivée de nouveaux joueurs visant à combler les lacunes identifiées en début de saison.
Oyonnax, un test révélateur pour les ambitions biterroises
Face à Oyonnax, club réputé pour sa puissance en Pro D2, Béziers devra prouver sa capacité à rivaliser avec les meilleurs. L’enjeu n’est pas seulement sportif : il s’agit aussi de valider les choix opérés cet été, tant sur le plan technique que managérial. Plusieurs cadres de l’équipe, comme Malié, Courtaud, Benoy ou Recor, sont absents pour blessure, mais le groupe affiche une dynamique positive, selon les observations des entraîneurs.
Steenkamp tempère cependant les attentes : « Le plus important, pour nous, va être de voir nos attitudes. Les objectifs de classement, on verra plus tard. On est en pleine transformation, ça va prendre du temps. » Une humilité qui contraste avec l’ampleur de l’affiche, mais qui reflète la réalité d’un club en reconstruction.
Une saison sous le signe de la résilience et de la reconstruction
Pour Clément Ancely, capitaine de l’équipe, la sérénité est de retour. « C’est très serein depuis qu’on a repris. Gurthrö est arrivé en connaissance de cause, en sachant ce qu’il s’est passé ces derniers temps. Lui et le staff ont vu dans quel bazar ils arrivaient, mais ce bazar-là, ils l’ont très vite balayé », explique-t-il. Cette stabilité retrouvée, couplée à l’arrivée de renforts, pourrait permettre à Béziers de poser les bases d’une saison ambitieuse, malgré un calendrier exigeant dès l’entame.
Le match de ce jeudi 27 août à 19h30 au stade Raoul-Barrière sera donc bien plus qu’un simple coup d’envoi : il marquera le premier test concret d’une équipe en quête de crédibilité et de cohésion, après des mois de remous. Une rencontre à suivre pour évaluer l’ampleur de la renaissance biterroise.