Une entreprise minière ghanéenne conteste fermement des accusations d’exploitation illégale dans une réserve forestière protégée, dénonçant une manipulation médiatique.
Démenti catégorique et mise en cause des pratiques journalistiques
Betterland Ghana Limited a catégoriquement rejeté les informations diffusées par une chaîne de télévision locale, accusant l’entreprise d’avoir mené des activités minières illégales dans la Draw River Forest Reserve. Dans un communiqué officiel, la société qualifie ces allégations de « fausses, trompeuses et diffamatoires », soulignant que les images présentées ne proviennent pas de la réserve incriminée, mais majoritairement de la forêt d’Atiwa, située à des centaines de kilomètres.
L’entreprise dénonce une « violation grave de l’éthique journalistique » et une « tentative délibérée de tromper l’opinion publique », en imputant à Betterland Ghana Limited des destructions environnementales sans preuve tangible. Elle reproche également à la chaîne de n’avoir jamais sollicité sa version des faits avant la diffusion du reportage, une omission qualifiée de « faute professionnelle majeure » et de preuve de partialité.
Cadre légal et enjeux de crédibilité institutionnelle
Betterland Ghana Limited insiste sur le caractère légal de ses activités, précisant qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’une licence minière valide, délivrée par la commission des minéraux après le respect de toutes les procédures réglementaires. L’entreprise distingue clairement ses travaux d’exploration minière légale, encadrés par des contrôles quotidiens de la Commission des forêts, des pratiques illégales comme le « galamsey ».
Elle rejette les accusations infondées selon lesquelles ses opérations se dérouleraient à proximité de cours d’eau ou de plantations de cacao, affirmant que l’accès utilisé pour ses activités a été aménagé par des entreprises forestières bien avant son intervention. Betterland Ghana Limited met en avant sa transparence et son respect scrupuleux des réglementations environnementales, forestières et minières en vigueur au Ghana.
L’affaire soulève des questions plus larges sur la responsabilité des médias dans la diffusion d’informations non vérifiées, notamment dans un contexte où la confiance du public dans les institutions et les acteurs économiques est cruciale. Une désinformation de cette ampleur pourrait, selon l’entreprise, nuire à la confiance des investisseurs, fragiliser les relations communautaires et éroder la crédibilité des régulateurs ghanéens.