Benyamin Netanyahou récuse les accusations de colonialisme en ciblant le passé de la France et du Royaume-Uni

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Benyamin Netanyahou récuse les accusations de colonialisme en ciblant le passé de la France et du Royaume-Uni

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement répliqué aux accusations de colonialisme visant son pays. En interpellant directement la France et le Royaume-Uni, il a cherché à délégitimer les critiques internationales sur la présence israélienne dans les territoires palestiniens.

Une rhétorique axée sur l'histoire coloniale européenne

Face aux critiques récurrentes sur sa politique en Cisjordanie, Benyamin Netanyahou a adopté une posture offensive à la tribune de l'ONU. Il a renvoyé la France et le Royaume-Uni à leur propre passé impérial, affirmant que ces nations, en tant qu'inventeurs du terme « colonialisme », n'étaient pas fondées à l'appliquer à Israël. Pour le dirigeant, cette qualification est une erreur d'interprétation, Israël étant selon lui un État de faible superficie dont les actions ne relèvent pas d'un projet colonial.

Le poids du droit international et la position de Paris

Cette sortie diplomatique intervient dans un contexte de tensions accrues avec les capitales européennes. La France, à l'instar d'autres partenaires, maintient une ligne ferme : les colonies établies dans les territoires occupés depuis 1967 sont jugées contraires au droit international. Cette position est renforcée par l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice rendu en juillet 2024, qui qualifie d'illicite la présence continue d'Israël dans les territoires palestiniens et exige l'arrêt de toute nouvelle activité de colonisation, une analyse formellement rejetée par le gouvernement israélien.

Un climat diplomatique sous haute tension

Le discours a été marqué par une protestation symbolique forte, plusieurs délégations ayant quitté la salle au moment de l'intervention du Premier ministre israélien. Ce geste, rapporté par des observateurs sur place, illustre la fracture diplomatique profonde concernant les opérations militaires à Gaza et la gestion des territoires occupés. Malgré ces départs, Benyamin Netanyahou a poursuivi son allocution, réfutant également les accusations de génocide portées contre son pays dans le cadre de procédures internationales en cours.

Des relations bilatérales fragilisées

En ciblant directement la France et le Royaume-Uni, le chef du gouvernement israélien déplace le débat du terrain de la politique actuelle vers celui de la mémoire historique. Si Paris et Londres continuent de plaider pour une solution à deux États, cette stratégie de confrontation verbale de la part d'Israël souligne une dégradation durable des relations avec ces partenaires historiques, désormais en désaccord ouvert sur la définition même des actions menées par Tel-Aviv au Proche-Orient.

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