Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a publiquement qualifié le Qatar d'« État hostile » lors d'un entretien télévisé, tout en assumant la responsabilité d'une opération militaire menée à Doha en septembre 2025. Ces déclarations marquent une nouvelle étape dans les tensions diplomatiques régionales, alors que le dirigeant israélien cherche à justifier sa gestion passée des transferts de fonds vers Gaza et à nier toute influence qatarienne sur les décisions de son gouvernement.
La reconnaissance d'une opération militaire à Doha
Revenant sur l'attaque survenue en septembre 2025, Benjamin Netanyahu a confirmé qu'Israël avait « bombardé » le Qatar. Cette opération visait des responsables de haut rang du Hamas présents dans la capitale qatarienne pour des négociations de cessez-le-feu. Le bilan humain s'élevait à six morts, dont un membre des forces de sécurité locales. Si le Qatar avait dénoncé une violation flagrante de sa souveraineté, le Premier ministre israélien avait, à l'époque, présenté des excuses sous la pression diplomatique des États-Unis, s'engageant à ne plus réitérer de telles incursions.
La controverse sur le financement de Gaza
Au-delà de la dimension sécuritaire, le chef du gouvernement israélien a défendu sa politique de transfert de fonds qataris vers Gaza avant les événements du 7 octobre 2023. Selon lui, ces flux financiers répondaient à des objectifs strictement humanitaires et avaient été validés par les services de sécurité israéliens. De son côté, le Qatar maintient que son aide était acheminée par des mécanismes transparents, connus et supervisés par Israël et les États-Unis, réfutant ainsi toute accusation de financement direct du Hamas.
Tensions diplomatiques entre Doha et Téhéran
Parallèlement à ses frictions avec Israël, le Qatar est engagé dans un bras de fer diplomatique avec l'Iran concernant l'interprétation d'attaques par missiles et drones sur son territoire. Le ministère qatari des Affaires étrangères a formellement accusé Téhéran d'utiliser de manière sélective des documents de sécurité pour justifier ses frappes en prétendant qu'elles ne visaient que des installations militaires américaines. Doha a répliqué en saisissant le Conseil de sécurité de l'ONU, affirmant que les missiles iraniens ont survolé et touché des zones civiles et des infrastructures commerciales. Le Qatar réaffirme sa position de non-belligérant et souligne son droit, au regard du droit international, de réclamer des indemnisations pour les dommages subis sur son sol.