Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a vivement interpellé le maire de New York, Zohran Mamdani, lors de son intervention à l'Assemblée générale des Nations unies le 24 septembre 2026. Cet échange cristallise les tensions diplomatiques et politiques entre la mairie new-yorkaise et le gouvernement israélien, sur fond d'accusations croisées d'antisémitisme et de crimes de guerre.
Critiques sur la sécurité des communautés juives
Lors de son discours au siège de l'ONU, Benjamin Netanyahu a affirmé que le climat sécuritaire à New York s'était dégradé pour les citoyens juifs depuis l'accession au pouvoir de Zohran Mamdani. Le Premier ministre a rapporté des témoignages de résidents exprimant un sentiment d'insécurité croissant, tout en dénonçant une recrudescence des actes antisémites à travers les États-Unis. Il a directement imputé cette situation à la rhétorique du maire, membre de l'aile gauche du Parti démocrate, qu'il accuse de propager des discours hostiles à l'État d'Israël.
La réponse du maire face au mandat de la CPI
En réaction, Zohran Mamdani a rejeté ces accusations en rappelant la situation judiciaire internationale du dirigeant israélien. Le maire de New York a souligné que Benjamin Netanyahu demeure sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des soupçons de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Cette confrontation verbale fait suite à une déclaration antérieure du maire, qui avait évoqué la possibilité d'arrêter le Premier ministre lors de sa venue au sommet de l'ONU, avant de reconnaître l'impossibilité juridique d'exécuter une telle mesure au niveau municipal.
Tensions diplomatiques et mobilisation citoyenne
Le climat autour de la visite de Benjamin Netanyahu a été marqué par une forte mobilisation aux abords du siège des Nations unies. Des manifestants, parmi lesquels figurait l'actrice Susan Sarandon, se sont rassemblés sur la Première avenue à Manhattan pour protester contre la présence du dirigeant israélien, scandant des slogans faisant référence aux accusations de génocide. Plusieurs interpellations ont été recensées lors de ce rassemblement, illustrant la polarisation extrême que suscite la politique israélienne au sein de la société civile américaine.