À l'approche de la rentrée du 14 septembre, le Bénin lance une mobilisation sans précédent du corps enseignant du secondaire. Les Journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation, organisées les 3 et 4 septembre 2026, visent à préparer un enseignement de qualité pour l'année scolaire 2026‑2027.
Deux phases pour structurer la réflexion
Le ministère de l'Enseignement secondaire a découpé l'événement en deux journées distinctes. Le jeudi 3 septembre est dédié à l’étude des thèmes transversaux retenus pour la nouvelle année scolaire, afin d’harmoniser les approches pédagogiques à l’échelle nationale. Le vendredi 4 septembre, les enseignants se regroupent par discipline, spécialité et métier pour examiner les programmes, aligner les progressions pédagogiques et concevoir des outils d’évaluation adaptés.
Objectifs du dispositif et attentes du ministère
Initiées par une note circulaire du Secrétaire général Cyrille Aïnamon du 19 août, ces assises constituent le socle stratégique du « nouveau cheminement scolaire ». Le but affiché est de renforcer les compétences du Réseau d’encadrement et d’animation pédagogiques (REAP) et de garantir que chaque élève bénéficie d’un enseignement cohérent dès les premiers jours de classe. Le ministère mise ainsi sur une meilleure coordination entre établissements publics et privés.
Mobilisation généralisée et contrôle de l’assiduité
Les directeurs départementaux ont reçu l’ordre de convoquer l’ensemble des encadreurs d’ateliers et des enseignants, sans distinction de secteur. Un dispositif de contrôle rigoureux a été mis en place dans chaque centre de regroupement, avec une tolérance zéro à l’absentéisme. Les absences doivent être recensées et transmises au Secrétariat général du ministère au plus tard le 11 septembre à midi, sous peine de sanctions.
Enjeux pour la rentrée du 14 septembre
En consolidant les contenus pédagogiques et en assurant la présence de tous les acteurs éducatifs, le gouvernement espère offrir une rentrée placée sous le signe de l’excellence. Cette préparation intensive devrait permettre d’éviter les déséquilibres de programme et de soutenir les élèves dans un contexte d’amélioration continue du système éducatif béninois.