La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre béninois ne sera pas prononcée le 1er septembre 2026 comme initialement envisagé. Le Bureau de l'Assemblée nationale a précisé, le vendredi 28 août, les conditions procédurales qui encadrent ce rendez-vous parlementaire.
Un calendrier décalé par le règlement intérieur
Le Premier ministre s'était déclaré disponible pour présenter sa DPG le mardi 1er septembre à partir de 9h. Le Président de la République a, de son côté, convoqué l'Assemblée nationale en session extraordinaire à compter du 1er septembre à 10h, sans fixer la date de la déclaration. Or, le règlement intérieur de l'institution prévoit que la date de la DPG relève du Chef de l'État et que l'Assemblée doit en être informée au moins huit jours à l'avance.
Le 1er septembre, une séance d'ouverture sans DPG
La journée du 1er septembre sera ainsi consacrée à des formalités parlementaires : ouverture de la session extraordinaire, constat du quorum puis levée de la séance. Aucun débat de politique générale n'est inscrit à l'ordre du jour. Le report de la DPG découle directement de ce calendrier procédural et non d'un blocage politique affiché.
La Conférence des Présidents appelée à trancher
À l'issue de cette séance, la Conférence des Présidents se réunira, sur convocation du Président de l'Assemblée nationale. Elle devra fixer la date de la séance plénière dédiée à la DPG ainsi que les modalités d'organisation des débats. C'est donc à l'exécutif qu'il appartiendra de proposer une nouvelle date, dans le respect du délai de prévenance de huit jours prévu par le règlement.
Un rendez-vous attendu pour la majorité comme pour l'opposition
La DPG constitue traditionnellement, au Bénin, le moment où le chef du Gouvernement expose sa feuille de route devant la représentation nationale, ouvrant un cycle de débats suivis de votes. Son décalage reporte d'autant l'expression de la majorité et l'épreuve parlementaire pour le Gouvernement, sans remettre en cause, à ce stade, la tenue effective de la déclaration.