Le Bénin pourrait enregistrer une croissance économique de 7 % en 2026, selon les projections de la Banque africaine de développement, mais cette performance dépendra d’une allocation plus stratégique des financements mobilisés. L’institution souligne également un taux de 7,1 % pour 2027, tout en mettant en garde contre les risques liés à une gestion insuffisante des ressources.
Une croissance ambitieuse mais conditionnelle
Les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Bénin s’inscrivent dans un contexte de reprise post-pandémie et de dynamisme des secteurs clés. Le rapport 2026 de l’institution, présenté à Cotonou, table sur une croissance de 7 % en 2026, suivie d’une légère accélération à 7,1 % en 2027. Ces chiffres reflètent une confiance dans la résilience économique du pays, tirée notamment par des investissements publics et privés ciblés.
Cependant, la BAD insiste sur la nécessité d’une meilleure orientation des financements mobilisés. Sans une allocation plus efficace des ressources, les gains de croissance pourraient être compromis, notamment en raison de déséquilibres sectoriels ou de projets peu rentables. L’institution rappelle que la qualité des dépenses publiques reste un levier essentiel pour transformer ces projections en réalité.
Les défis de l’allocation des ressources
Le rapport met en lumière les enjeux liés à la gestion des financements, notamment dans un contexte où les besoins en infrastructures, éducation et santé restent importants. Une allocation optimale des fonds permettrait de renforcer la productivité et de réduire les inégalités, tout en soutenant des secteurs porteurs comme l’agriculture ou les technologies. À l’inverse, des choix mal orientés pourraient entraîner des surcoûts ou des retards dans la réalisation des objectifs.
Les perspectives à moyen terme dépendront donc de la capacité des autorités béninoises à prioriser les investissements et à améliorer l’efficacité des dépenses publiques. La BAD souligne que cette approche est indispensable pour pérenniser la croissance et en faire un levier de développement inclusif. Les prochains mois seront cruciaux pour concrétiser ces ambitions, alors que le pays cherche à consolider sa position dans la sous-région.