Le Dr Mahamudu Bawumia, ancien vice‑président du Ghana, a animé une réunion avec le Trade Advocacy Group pour faire le point sur les obstacles qui freinent la compétitivité des entreprises ghanéennes. L’objectif affiché était de concevoir des politiques capables de réduire le coût de faire des affaires, de stimuler l’emploi et de renforcer le rôle du pays comme plaque tournante commerciale en Afrique de l’Ouest.
Un dialogue avec les acteurs du commerce
Le Trade Advocacy Group, qui regroupe commerçants, importateurs et chefs d’entreprise, a présenté une série de griefs jugés déterminants pour la croissance du secteur privé. Parmi les points soulevés figurent le prix élevé des importations, les frais de surestarie (demurrage) dans les ports, le coût des loyers commerciaux, la charge fiscale et l’accès difficile au crédit. Ces revendications reflètent les difficultés quotidiennes rencontrées par les entreprises ghanéennes, tant locales qu’internationales.
Les coûts portuaires au cœur des préoccupations
Les retards dans les ports ghanéens ont été identifiés comme un facteur aggravant les dépenses des importateurs. Les groupes industriels ont alerté sur l’allongement du temps de séjour des cargaisons, entraînant des frais de stockage et de surestarie qui grèvent la rentabilité. Le gouvernement a déjà annoncé des mesures visant à diminuer une partie de ces coûts, mais les acteurs du commerce réclament une mise en œuvre plus rapide et plus efficace.
Propositions de réforme et axes d’action
Au cours de la discussion, plusieurs pistes de réforme ont été évoquées : simplification des procédures douanières, révision des barèmes de demurrage, incitations fiscales pour les petites et moyennes entreprises, et amélioration de l’accès au financement bancaire. Bawumia a souligné que ces suggestions alimenteraient son programme de dialogue politique, dont le but est d’alimenter les décisions publiques avec les retours du terrain.
Enjeux pour le positionnement régional du Ghana
En rendant le climat des affaires plus favorable, le Ghana espère consolider son statut de hub commercial pour la sous‑région ouest‑africaine. Des coûts logistiques maîtrisés et une meilleure disponibilité du crédit pourraient encourager les investisseurs à s’établir ou à étendre leurs activités dans le pays, générant ainsi davantage d’emplois et de revenus fiscaux. La réussite de ces réformes dépendra toutefois de la capacité du gouvernement à traduire les engagements en actions concrètes et à assurer une coordination efficace entre les différents ministères et les parties prenantes du secteur privé.