L’ancien vice-président ghanéen Mahamudu Bawumia pourrait s’imposer comme un candidat imbattable à l’élection présidentielle de 2028 si les électeurs centrent leur choix sur les solutions proposées plutôt que sur les affiliations partisanes. C’est l’analyse de Dennis Miracles Aboagye, directeur de la communication du Nouveau Parti patriotique (NPP), qui estime que les Ghanéens, désormais plus exigeants, évalueront les candidats à l’aune de leur capacité à répondre aux défis concrets du pays.
Des électeurs en quête de résultats concrets
Selon Aboagye, les Ghanéens ne voteront plus uniquement en fonction des couleurs politiques, mais en fonction des besoins immédiats : routes, écoles, services publics accessibles. Les professionnels – enseignants, infirmiers, chauffeurs, architectes – seraient particulièrement attentifs aux propositions qui amélioreraient leur quotidien. « Le vote ne se fera plus au nom d’un parti, mais pour celui qui promet des solutions tangibles », a-t-il déclaré lors d’une intervention sur Starr FM.
2028 : une élection déterminée par les programmes
Aboagye souligne que l’enjeu central de 2028 résidera dans la crédibilité des solutions avancées par les candidats. Il exclut que les électeurs se laissent influencer par les performances passées des partis, privilégiant plutôt une comparaison directe entre les propositions des prétendants. « Les Ghanéens mettront Bawumia et ses adversaires en balance pour déterminer qui offre les réponses les plus adaptées aux défis de l’époque », a-t-il expliqué.
Risque de diversion politique et appel à la vigilance
Le responsable du NPP met en garde contre les tentatives de diversion des acteurs politiques, notamment ceux au pouvoir, qui pourraient chercher à détourner l’attention des vrais sujets. Pour lui, la victoire de Bawumia en 2028 dépendra de la capacité des électeurs à rester focalisés sur les enjeux structurels du pays, malgré les stratégies de communication ou les polémiques éphémères. « Aucun politicien ne pourra battre Bawumia si les Ghanéens votent en fonction des problèmes à résoudre », a-t-il conclu de manière catégorique.