Alors que le mandat du gouverneur Bala Mohammed s’achèvera en mai 2027, les électeurs de Bauchi se demandent comment protéger les dizaines de projets d’infrastructure, de santé et d’éducation déjà financés. Le candidat du mouvement Allied Peoples Movement, Dr Yakubu Adamu, mise sur la continuité pour éviter le gaspillage des fonds publics.
Le défi de la continuité des projets publics à l’horizon 2027
Le débat ne porte pas seulement sur la création de nouvelles initiatives, mais sur le sort des travaux déjà engagés. Un tronçon de route inachevé, par exemple, représente des millions de nairas dépensés sans retour économique, tout en maintenant les communautés isolées et en augmentant les coûts de transport des produits agricoles. Le même raisonnement s’applique aux hôpitaux, écoles et ponts qui, s’ils sont abandonnés, voient leur valeur diminuer à cause de l’inflation et de la détérioration.
Un bilan d’infrastructures achevées et en cours sous le mandat de Bala Mohammed
Depuis son entrée en fonction le 29 mai 2019, le gouverneur a repris plus d’une vingtaine de routes laissées en plan par l’administration précédente, dont les axes Itas‑Atafowa‑Magarya, Darazo‑Gafchiyari et la voie à double chaussée de Ningi. Il a également lancé et finalisé des projets comme la route Adamu Jumba, le pont le plus long de l’État sur l’axe Itas‑Gadau et la rénovation de centaines de centres de santé primaires, visant à garantir au moins un établissement fonctionnel dans chaque des 323 circonscriptions électorales.
Ces réalisations ont été saluées, notamment lors de la commission en août 2026 par l’ancien président Goodluck Jonathan, qui a inauguré 18 routes de quartier à Bauchi métropole. Elles illustrent comment la finalisation d’infrastructures crée des effets multiplicateurs : réduction des temps de trajet, accès plus rapide aux marchés et amélioration de la prestation des services de santé.
Le candidat Dr Yakubu Adamu mise sur la poursuite du développement
Ancien commissaire aux finances de l’État, Dr Yakubu Adamu a présenté son programme comme une « continuité » du travail de Bala Mohammed. Il promet de poursuivre les projets d’infrastructure, de santé et d’éducation tout en renforçant la transparence financière. Son argumentation repose sur le principe que les investissements déjà engagés appartiennent aux citoyens et doivent être menés à terme avant d’envisager de nouveaux chantiers.
Enjeux pour les électeurs et la gestion des finances publiques
Pour les électeurs, la question centrale est de savoir quel candidat saura auditer les projets hérités, vérifier leur qualité et garantir leur achèvement. La continuité ne doit pas être synonyme d’impunité ; elle doit s’accompagner d’une reddition de comptes claire. Un projet abandonné à 70 % d’avancement, par exemple, coûterait davantage à relancer plus tard, tout en privant les populations des bénéfices attendus.
En définitive, le scrutin de 2027 à Bauchi ne se résume pas à un choix partisan, mais à une décision sur la capacité du futur gouvernement à protéger les ressources publiques déjà investies, à achever les infrastructures essentielles et à assurer un développement durable pour l’ensemble de la population.