Le 18 septembre 2026, les représentants des deux communautés en litige à Amzafaye, dans la région de Batha, ont signé un procès‑verbal d’engagement devant le Conseil provincial, mettant un terme officiel à un différend foncier qui pesait sur la cohésion locale depuis plusieurs années.
Signature du protocole à Batha
La cérémonie s’est déroulée dans la salle de réunion du Conseil provincial du Batha, en présence d’une délégation gouvernementale de haut niveau. Les chefs traditionnels des deux parties ont apposé leurs signatures sur le document, qui prévoit le partage définitif du terrain contesté, la remise de titres de propriété et la mise en place d’un mécanisme de suivi communautaire.
Implication du ministère de la Sécurité publique et de l’immigration
Le ministre de la Sécurité publique et de l’immigration, accompagné du général Ali Ahmat Aghabache, a conduit la délégation gouvernementale. Leur présence a souligné l’importance accordée par l’État tchadien à la résolution pacifique des conflits locaux, perçus comme des facteurs de déstabilisation sécuritaire. Le ministre a rappelé que la sécurisation du foncier constitue un pilier de la politique nationale de prévention des violences communautaires.
Conséquences pour la paix et le développement local
La clôture du différend ouvre la voie à plusieurs retombées concrètes : la reprise des activités agricoles sur les parcelles concernées, la réduction des tensions entre les communautés et la création d’un climat propice aux investissements dans les infrastructures rurales. Les autorités locales ont annoncé la mise en place d’un comité de suivi chargé de vérifier le respect des engagements et de prévenir toute résurgence du conflit.
Perspectives d’avenir pour la région de Batha
En officialisant cet accord, le gouvernement du Tchad envoie un signal fort aux autres zones du pays où des litiges fonciers subsistent. Le modèle de médiation, combinant autorités traditionnelles et représentants de l’État, pourrait être reproduit dans d’autres provinces afin de renforcer la gouvernance territoriale et d’appuyer les programmes de développement rural prévus dans le cadre du plan national de croissance inclusive.