Bassirou Diomaye Faye propose d'intégrer l'héritage spirituel sénégalais aux politiques publiques nationales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Bassirou Diomaye Faye propose d'intégrer l'héritage spirituel sénégalais aux politiques publiques nationales

Face à la montée des tensions et à la brutalisation du débat public, le président Bassirou Diomaye Faye exhorte le Sénégal à puiser dans son héritage spirituel pour consolider son avenir. Cette vision, exprimée lors du Gamou de Tivaouane, ambitionne de transformer des valeurs morales séculaires en leviers de cohésion nationale face aux défis contemporains.

Un socle moral pour la cohésion nationale

Le chef de l'État sénégalais définit le patrimoine religieux du pays non pas comme une simple accumulation de souvenirs, mais comme un ensemble dynamique de principes intellectuels et moraux. En s'appuyant sur l'histoire des grandes figures confrériques et chrétiennes, telles que Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick Sy ou le Cardinal Hyacinthe Thiandoum, le gouvernement souhaite promouvoir des valeurs de dignité, de solidarité et de paix. L'objectif est d'intégrer ces repères dans les politiques publiques pour renforcer le tissu social.

Distinction entre sphère publique et influence religieuse

La démarche présidentielle insiste sur une ligne de démarcation claire : la valorisation de cet héritage ne doit en aucun cas mener à une confusion entre les institutions républicaines et les instances religieuses. Le président Faye réaffirme que la République doit demeurer garante de la liberté de conscience. Dans cette optique, les autorités religieuses sont appelées à jouer un rôle de vigie morale, rappelant aux gouvernants les impératifs de justice, d'humilité et de compassion, plutôt que de servir de caution politique au pouvoir en place.

Une réponse collective aux discours de haine

Le projet s'inscrit dans une volonté de régulation du débat public, particulièrement dégradé par les interactions sur les réseaux sociaux. Pour contrer la propagation de l'intolérance et des discours déshumanisants, le président appelle à une mobilisation transversale. L'État, les familles, les médias, les intellectuels et les plateformes numériques sont invités à assumer une responsabilité partagée dans la prévention de la violence. Cette initiative fait écho aux engagements internationaux, notamment le Plan d'action de Fès lancé aux Nations Unies en 2017, visant à prévenir l'incitation à la haine par le dialogue interreligieux et interculturel.

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