En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réclamé une réforme profonde de l'architecture internationale. S'exprimant au nom de la CEDEAO, il a souligné l'urgence d'un multilatéralisme plus inclusif pour soutenir les transitions économiques et sécuritaires du continent africain.
Un plaidoyer pour une gouvernance mondiale équitable
Le chef de l'État sénégalais a profité de la réunion de haut niveau sur le Pacte pour l'avenir pour exiger une représentation plus juste de l'Afrique au sein des instances internationales. Ce plaidoyer s'inscrit dans une volonté de transformer les structures de décision mondiales, jugées inadaptées aux réalités contemporaines. Pour le président en exercice de la CEDEAO, le respect des engagements internationaux est une condition sine qua non pour garantir une stabilité durable et une coopération efficace entre les nations.
Financement et transition numérique au cœur des priorités
Au-delà des enjeux diplomatiques, le discours a mis en lumière les besoins financiers critiques de l'Afrique de l'Ouest. Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de mobiliser des financements concessionnels pour soutenir les transitions écologiques et numériques. L'intégration du Pacte numérique mondial dans les stratégies régionales est présentée comme un levier indispensable pour réduire la fracture technologique et favoriser un développement économique inclusif, capable de répondre aux attentes des générations futures.
Soutien multilatéral aux mécanismes de paix régionaux
La question de la sécurité a également occupé une place centrale dans les échanges. Le président Faye a appelé la communauté internationale à renforcer son appui concret aux mécanismes africains de prévention des conflits. Ce soutien est perçu comme un complément nécessaire aux efforts de consolidation de la paix menés par les États membres de la CEDEAO. Cette intervention réaffirme le rôle moteur du Sénégal dans les négociations actuelles sur le financement des objectifs de développement durable, tout en rappelant que la sécurité régionale demeure le socle indispensable de toute ambition de croissance partagée.