Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye poursuit sa stratégie de consolidation de son pouvoir en intégrant un ancien cadre du Pastef dans son équipe présidentielle. Une nomination qui s’inscrit dans un mouvement plus large de recomposition politique, marqué par la rupture avec son ancien Premier ministre Ousmane Sonko.
Un juriste expérimenté rallié à la dynamique présidentielle
Bakary Sakho, titulaire d’un Master en droit privé, a été nommé conseiller technique du président de la République. Ancien membre du parti Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, il avait quitté cette formation politique après la démission de ce dernier pour rejoindre Kiiraay, le parti fondé par Bassirou Diomaye Faye. Cette intégration reflète la volonté du chef de l’État de s’entourer de profils issus de son ancien parti, tout en marquant une distance avec les tensions internes qui ont secoué le Pastef.
La rupture avec Ousmane Sonko et ses conséquences politiques
La nomination de Bakary Sakho intervient dans un contexte de profondes divisions au sein du Pastef. La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, survenue en 2026, a provoqué une vague de démissions parmi les cadres du parti, dont plusieurs responsables de la Jeunesse Patriotique Sénégalaise. Ces derniers ont choisi de rallier la nouvelle formation politique du président, Kiiraay, officiellement créée le 25 juillet 2026 à Dakar. Cette transformation de la coalition « Diomaye Président » en parti marque un tournant dans la stratégie politique du chef de l’État, qui avait initialement séparé ses fonctions présidentielles de la direction partisane.
Vers une recomposition durable du paysage politique sénégalais ?
Cette nomination s’ajoute à une série de mouvements visant à renforcer l’influence de Kiiraay. En intégrant des figures issues du Pastef, Bassirou Diomaye Faye cherche à élargir sa base politique et à consolider son leadership. La création de son propre parti, couplée à ces recrutements, pourrait redéfinir les équilibres politiques au Sénégal, notamment face à l’héritage du Pastef et aux ambitions de ses anciens dirigeants. Une recomposition qui pourrait avoir des répercussions sur les prochaines échéances électorales et la gouvernance du pays.