Bassirou Diomaye Faye exige une gouvernance rigoureuse dans le secteur parapublic

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 38 lectures
Bassirou Diomaye Faye exige une gouvernance rigoureuse dans le secteur parapublic

Lors d’un Conseil des ministres récent, le président Bassirou Diomaye Faye a marqué les esprits en adressant un rappel à l’ordre aux responsables des autorités administratives indépendantes et des entreprises du secteur parapublic. Cette intervention s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance publique, un enjeu central pour les transitions politiques et économiques en cours.

Le chef de l’État a pointé du jour plusieurs dysfonctionnements persistants, notamment dans le respect des procédures administratives et financières. Ces manquements, selon le texte source, concernent également la gestion des ressources humaines, l’utilisation des véhicules administratifs ainsi que la signature de contrats engageant durablement certaines structures pendant les périodes de transition. Ces pratiques, si elles ne sont pas encadrées, peuvent fragiliser la crédibilité des institutions et compromettre la confiance des citoyens dans les mécanismes de gestion publique.

Pour y remédier, Bassirou Diomaye Faye a formulé des instructions précises. Il a demandé une application stricte des règles de gestion publique, soulignant l’importance de la rigueur dans l’administration. Le président a également chargé le Premier ministre et les ministres de tutelle de renforcer les mécanismes de contrôle existants. Cette mesure vise à instaurer une surveillance accrue des activités du secteur parapublic, où les dérives peuvent avoir des répercussions économiques et sociales majeures.

Par ailleurs, les corps de contrôle de l’État seront davantage mobilisés pour garantir le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence. Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté affichée de moderniser la gestion publique et de lutter contre les pratiques opaques, souvent pointées du doigt dans les secteurs parapublics. Ces institutions, déjà en place, jouent un rôle clé dans l’audit et le suivi des finances publiques, mais leur efficacité dépend largement de leur capacité à agir sans ingérence.

Cette intervention du président intervient dans un contexte où les attentes en matière de transparence et de redevabilité sont particulièrement fortes. Les périodes de transition politique, comme celle que traverse actuellement le pays, sont souvent propices à des dérives si les garde-fous ne sont pas suffisamment renforcés. Les entreprises et autorités parapubliques, en raison de leur poids économique et de leur influence, sont particulièrement exposées aux risques de mauvaise gestion ou de conflits d’intérêts.

Les mesures annoncées par Bassirou Diomaye Faye s’ajoutent à d’autres initiatives visant à restaurer la confiance dans les institutions. Elles reflètent une volonté de rompre avec les pratiques du passé, marquées par des scandales financiers et des dysfonctionnements récurrents. La réussite de cette politique dépendra cependant de la capacité des acteurs concernés à appliquer ces directives avec fermeté et de l’efficacité des contrôles mis en place.

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