Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a profité d'une réunion de haut niveau aux États-Unis pour interpeller la communauté internationale sur les freins structurels au développement africain. S'exprimant au nom de la CEDEAO, il a appelé à un engagement renouvelé pour transformer les économies du continent.
Un diagnostic sur les blocages structurels
Lors de cette session consacrée au Pacte pour l'avenir en Afrique, le chef de l'État a dressé un état des lieux sans concession des défis persistants. Malgré les avancées enregistrées, il a identifié plusieurs verrous majeurs qui entravent la croissance : un déficit criant d'infrastructures, une industrialisation encore insuffisante et un taux de chômage qui pèse sur la stabilité sociale. Ces obstacles, selon lui, ne peuvent être surmontés sans une transformation profonde des modèles économiques nationaux.
La problématique centrale de la dette et du financement
Au cœur de son intervention, la question du financement du développement a été présentée comme le levier indispensable pour débloquer la situation. Bassirou Diomaye Faye a souligné que le poids de la dette limite drastiquement la capacité des États à investir dans des secteurs stratégiques. Il a ainsi plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires internationaux, insistant sur le fait que les ressources actuelles restent largement en deçà des besoins réels pour soutenir une industrialisation durable et créer des emplois à grande échelle.
Une voix portée pour l'ensemble de la CEDEAO
En sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le dirigeant sénégalais a élargi son plaidoyer aux préoccupations spécifiques de la région. Son message vise à transformer le regard de la communauté internationale sur les besoins du continent, en passant d'une logique d'assistance à une dynamique de partenariat financier plus ambitieuse. Cette prise de parole marque une volonté de placer les enjeux de souveraineté économique au centre des discussions multilatérales, afin d'assurer une réponse internationale à la hauteur des aspirations des populations africaines.