En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a abordé la question de la succession d'António Guterres avec Emmanuel Macron. Au cœur des échanges figure la candidature de l'ancien chef d'État sénégalais, Macky Sall, pour le poste de secrétaire général de l'organisation internationale.
Une séquence diplomatique sous haute tension
La rencontre entre les dirigeants sénégalais et français intervient dans un climat diplomatique complexe. Si le soutien officiel de Dakar à la candidature de Macky Sall a été acté durant l'été par Bassirou Diomaye Faye, après une période de neutralité, la position de la France demeure réservée. Malgré un entretien préalable entre Emmanuel Macron et l'ancien président sénégalais à l'Élysée en juin dernier, aucune annonce publique n'est venue confirmer un appui de Paris, membre permanent du Conseil de sécurité disposant d'un droit de veto.
Le processus de sélection au Conseil de sécurité
La course à la succession, qui doit aboutir à une prise de fonction le 1er janvier 2027, reste très ouverte. Lors du troisième vote indicatif organisé le 18 septembre, Macky Sall a recueilli cinq avis favorables contre neuf avis défavorables au sein du Conseil de sécurité. À ce stade, d'autres personnalités comme Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett affichent des résultats plus encourageants, portées notamment par une dynamique en faveur d'une candidature féminine pour diriger l'institution.
Les enjeux internes pour la diplomatie dakaroise
Pour l'administration de Bassirou Diomaye Faye, le dossier Macky Sall représente un exercice d'équilibre délicat. Alors que l'Union africaine a engagé une procédure de silence sur les candidatures, le gouvernement sénégalais doit naviguer entre ses engagements diplomatiques et les risques politiques liés à une compétition qui se resserre. La coopération franco-sénégalaise, abordée lors d'une séance de travail tripartite à New York, reste le cadre dans lequel se jouent désormais les soutiens internationaux nécessaires à cette nomination.
Un calendrier électoral serré
Le mandat d'António Guterres s'achèvera le 31 décembre 2026. D'ici là, le Conseil de sécurité devra formuler une recommandation à l'Assemblée générale. La multiplication des consultations et la possibilité de nouvelles candidatures maintiennent une incertitude sur l'issue du scrutin, forçant les États membres à affiner leurs alliances stratégiques dans les mois à venir.