Bass X Machina : un anime steampunk qui réinvente le héros noir du Far West sur Netflix

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Bass X Machina : un anime steampunk qui réinvente le héros noir du Far West sur Netflix

Netflix propose en 2026 Bass X Machina, une série d’animation produite par le studio sud‑coréen Mir, qui mêle western et steampunk pour raconter les aventures de Bass Reeves, premier marshal noir des États‑Unis. En plaçant un personnage historique au centre d’un univers futuriste, la série ouvre une réflexion sur la ségrégation raciale et la mémoire collective.

Un héros historique au cœur d’un univers steampunk

Le protagoniste, Bass Reeves, était un ancien esclave devenu le premier marshal noir du pays, figure déjà mise en avant dans la série Watchmen. Dans Bass X Machina, il est doublé par l’acteur Brian Tyree Henry, connu pour son rôle dans la série Atlanta. L’intrigue se déroule à Fort Hope, où l’armée américaine charge Reeves de retrouver un scientifique disparu afin d’empêcher une seconde guerre de Sécession. Le décor oscille entre l’esthétique du Far West et des décors inspirés du film d’animation Steamboy (2004) de Katsuhiro Otomo, créant un contraste visuel entre passé et futur.

Une production sud‑coréenne au service d’une narration américaine

Le studio Mir, basé en Corée du Sud, assure la réalisation technique de la série, apportant une qualité d’animation reconnue dans le domaine du steampunk. Cette collaboration transcontinentale montre comment les ressources technologiques d’Asie peuvent être mobilisées pour raconter des histoires profondément ancrées dans l’histoire américaine. Le choix de Netflix comme plateforme de diffusion garantit une visibilité mondiale, offrant aux spectateurs africains et de la diaspora un accès direct à une œuvre qui revisite un personnage noir emblématique.

Enjeux de représentation et de mémoire raciale

En plaçant Bass Reeves, figure historique afro‑américaine, au centre d’une quête qui pourrait éviter une nouvelle guerre civile, la série interroge la persistance de la ségrégation malgré les avancées technologiques. Le contraste entre la technologie avancée du steampunk et la réalité d’une société encore marquée par le racisme souligne une contradiction que la série ne cherche pas à expliquer en détail, mais à faire ressentir. Cette mise en scène participe à une visibilité accrue des héros noirs dans les médias d’animation, un secteur longtemps dominé par des personnages blancs, et ouvre la porte à de nouvelles discussions sur l’inclusion et la réappropriation de l’histoire.

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