Bapere suspend ses activités le 9 septembre pour commémorer le premier anniversaire du massacre de plus de 70 civils par l'ADF à Ntoyo

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Bapere suspend ses activités le 9 septembre pour commémorer le premier anniversaire du massacre de plus de 70 civils par l'ADF à Ntoyo

Le 9 septembre 2026, la communauté de Bapere, dans le territoire de Lubero au Nord‑Kivu, a décrété une journée d’arrêt des activités pour marquer le premier anniversaire du massacre de plus de 70 civils, dont des patients, perpétré par les ADF dans le centre de santé de Ntoyo.

Une décision prise par la société civile locale

Les organisations communautaires de Bapere ont annoncé la suspension des activités publiques et économiques pendant la journée du mercredi 9 septembre. Cette mesure symbolique vise à rendre hommage aux victimes et à rappeler la gravité des violences qui ont secoué la région l’an passé.

Le massacre de Ntoyo : faits et contexte

Le 9 septembre 2025, des combattants du groupe armé ADF (Allied Democratic Forces) ont attaqué le centre de santé de Ntoyo, tuant plus de 70 personnes, parmi lesquelles des patients en cours de traitement. L’assaut a ciblé un établissement médical, privant la population d’un accès crucial aux soins et accentuant la crise humanitaire déjà aiguë dans le Nord‑Kivu.

Conséquences pour la communauté et le système de santé

Outre la perte humaine, le massacre a profondément affecté la confiance des habitants envers les structures de santé locales. La fermeture temporaire des services de santé à la suite de l’attaque a aggravé les besoins médicaux non satisfaits, tandis que la peur d’éventuelles nouvelles attaques freine la fréquentation des établissements de santé restants. La journée d’arrêt à Bapere sert également de rappel aux autorités et aux organisations humanitaires de la nécessité de renforcer la protection des infrastructures sanitaires dans les zones à risque.

Enjeux sécuritaires et perspectives d’action

Le rappel annuel du drame souligne l’insécurité persistante dans le Nord‑Kivu, où les groupes armés continuent de menacer la stabilité régionale. Les acteurs locaux et les partenaires internationaux sont appelés à intensifier les efforts de sécurisation des sites critiques, notamment les hôpitaux, et à soutenir les programmes de résilience communautaire afin d’éviter la répétition de telles tragédies.

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