Banques du Ghana sommées de réduire leurs créances douteuses à 10% d’ici 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
Banques du Ghana sommées de réduire leurs créances douteuses à 10% d’ici 2026

Le gouverneur de la Banque du Ghana impose aux institutions financières de ramener leurs créances douteuses à moins de 10 % d’ici fin 2026, un seuil jugé indispensable pour assainir le secteur et relancer l’économie.

Contexte et mesures imposées

Malgré une amélioration notable du ratio des créances douteuses (NPL) dans le secteur bancaire, passant de plus de 23 % à 16,1 % entre juin 2025 et juin 2026, le gouverneur de la Banque du Ghana estime que ce niveau reste trop élevé. Avec un ratio de solvabilité des banques à 20,4 %, les établissements disposent d’une marge de manœuvre accrue pour octroyer des crédits, mais les créances douteuses continuent de peser sur leur capacité à financer l’économie réelle.

Pour atteindre l’objectif de 10 % d’ici fin 2026, les banques devront renforcer leurs processus d’évaluation des risques, adopter des stratégies internes validées par leurs conseils d’administration, améliorer leurs mécanismes de recouvrement et radier les créances totalement provisionnées sans espoir de recouvrement. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de libérer des capitaux pour soutenir le secteur privé et stimuler la croissance.

Enjeux et cadre réglementaire

La réduction des créances douteuses est présentée comme un levier essentiel pour élargir l’accès au crédit, notamment pour les petites entreprises et les emprunteurs à haut risque. Le gouverneur a également souligné l’importance de maintenir une discipline de crédit rigoureuse dans le cadre de l’application de la loi sur l’insolvabilité et la restructuration des entreprises (Act 1015), entrée en vigueur récemment. Ce texte permet de sauver des entreprises viables mais en difficulté, à condition que le financement post-restructuration ne serve pas à masquer des pertes ou à affaiblir les normes prudentielles.

Pour encadrer ces opérations, la Banque du Ghana collabore avec des acteurs clés, dont l’Institut des praticiens de la restructuration et de l’insolvabilité, l’Association des banquiers du Ghana et l’Institut des comptables agréés, afin de définir un cadre prévisible et coordonné. Ce dispositif vise à clarifier les règles applicables aux financements de sauvetage, les contrôles à mettre en place et les conséquences en cas d’échec des restructurations, tout en préservant la stabilité financière du pays.

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