Le Conseil de Bank Al-Maghrib a choisi, lors de sa troisième réunion trimestrielle de l'année 2026, de laisser inchangé le taux directeur à 2,25 %, soulignant la persistance d'une incertitude économique importante et une inflation jugée modérée à moyen terme.
Maintien du taux directeur le 22 septembre 2026
Lors de la séance du mardi 22 septembre, les membres du Conseil ont voté la stabilité du principal levier de la politique monétaire marocaine. Cette décision marque la continuité d’une trajectoire de taux qui n’a pas été modifiée depuis la précédente réunion, reflétant une volonté de ne pas perturber davantage les conditions de financement.
Motifs avancés : incertitude et inflation maîtrisée
Dans le communiqué officiel, le Conseil a rappelé que « la forte incertitude pesant sur les perspectives économiques » justifie la prudence. Il a également indiqué que l’évolution prévue de l’inflation à moyen terme reste à des niveaux modérés, ce qui, selon les autorités, ne nécessite pas de relance ou de resserrement supplémentaire. Par ailleurs, la consolidation attendue de la dynamique de l’activité économique non agricole a été citée comme un facteur d’équilibre favorable.
Conséquences pour l’économie marocaine
Le maintien du taux directeur à 2,25 % implique que les coûts de financement pour les entreprises et les ménages restent stables, limitant les pressions à la hausse sur les crédits. Cette stabilité monétaire peut soutenir la reprise de secteurs non agricoles, tout en offrant un cadre prévisible aux investisseurs. Toutefois, les décideurs restent vigilants : le Conseil a souligné qu’il continuera de suivre de près l’évolution de la conjoncture externe – notamment les fluctuations des cours des matières premières et les tensions géopolitiques – ainsi que les indicateurs internes, afin d’ajuster ses décisions réunion par réunion sur la base des données les plus actualisées.
Perspectives et suivi des prochains cycles de décision
Les prochains meetings du Conseil seront l’occasion d’évaluer l’impact réel de la politique actuelle sur la dynamique de l’emploi, la consommation et la balance commerciale. Si l’inflation demeure maîtrisée et que la reprise économique se confirme, le taux directeur pourrait rester stable. En revanche, une détérioration de l’environnement externe ou une remontée inattendue des prix pourrait pousser la banque centrale à reconsidérer sa position. Les acteurs économiques, notamment les banques commerciales et les entreprises exportatrices, surveillent donc de près ces indicateurs pour anticiper d’éventuels ajustements de politique monétaire.