Le groupe médiatique BalafonMedia a formellement réfuté les accusations de « manipulation » formulées par Roger Justin Noah, suite à l'annulation de la participation d'Albert Dzongang à l'émission Sacré Matin du 9 septembre 2026. Cet incident met en lumière les tensions récurrentes entre les acteurs politiques et les médias autour de l'exercice du débat contradictoire dans l'espace public camerounais.
La genèse d'un désaccord médiatique
Le différend trouve sa source dans l'organisation d'un débat contradictoire portant sur l'actualité du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Alors que l'émission avait annoncé la présence d'Albert Dzongang face à Okala Ebode Joseph Thierry, le premier a choisi de ne pas honorer l'invitation. BalafonMedia souligne que l'affiche et le caractère contradictoire du programme avaient été communiqués en toute transparence, regrettant que le désistement de l'invité n'ait pas été notifié en amont pour permettre une réorganisation du plateau.
La question du pluralisme et de la contradiction
Pour la direction de BalafonMedia, représentée par son fondateur Cyrille Bojiko, cet épisode soulève un enjeu démocratique majeur : l'acceptation de la contradiction. Le média rappelle que le pluralisme politique ne saurait se limiter à une tribune unilatérale où les acteurs politiques s'expriment sans opposition. En refusant de débattre face à une opinion divergente, certains acteurs politiques fragilisent, selon le média, l'équilibre nécessaire au débat public et à l'exercice démocratique.
Défense de la crédibilité institutionnelle
Face aux critiques qualifiant l'organisation de l'émission de « manœuvre puérile », le groupe médiatique a tenu à réaffirmer son indépendance. Fort de quinze années d'existence, BalafonMedia insiste sur le fait que son audience repose sur la constance de son travail et non sur des artifices. Le média exige désormais que les désaccords politiques soient exprimés dans le respect des règles professionnelles, tout en réitérant son ouverture à toutes les sensibilités politiques, y compris celles du MRC, pourvu que le cadre du débat reste conforme aux exigences de transparence et de respect mutuel.