Le West African Examinations Council (WAEC) a publié les résultats du WASSCE 2026, révélant une chute marquée de la réussite en anglais : seulement 62,40 % des candidats ont obtenu une note comprise entre A1 et C6, contre 69 % l’an précédent. Cette tendance s’inscrit dans une baisse continue observée depuis 2023, alors que d’autres matières de base affichent des progrès.
Performance en anglais en 2026 : chiffres clés
Sur les 315 094 candidats qui ont obtenu une mention A1‑C6 en anglais, le taux de réussite a reculé à 62,40 %. En parallèle, 49 771 candidats ont reçu la note D7, 37 080 un E8 et 55 940 un F9, indiquant une proportion importante d’élèves en dessous du seuil de compétence minimale. Cette régression suit une trajectoire descendante depuis quatre années consécutives.
Évolution sur les quatre dernières sessions du WASSCE
Les statistiques du WAEC montrent que la part des candidats réussissant l’anglais est passée de 73,11 % en 2023 à 69,52 % en 2024, puis à 69,00 % en 2025, avant d’atteindre 62,40 % en 2026. Aucun autre sujet du tronc commun n’a connu une telle continuité de déclin, ce qui rend le phénomène particulier et soulève des questions sur les facteurs sous‑jacents, qu’il s’agisse de la méthodologie d’enseignement, de la motivation des élèves ou de la pertinence du programme.
Des matières concurrentes en progression
Contrairement à l’anglais, les trois autres matières de base ont enregistré des améliorations notables. Le taux de réussite en mathématiques est passé de 48,73 % en 2025 à 60,75 % en 2026. L’intégrated science a progressé de 57,74 % à 62,08 % sur la même période, tandis que les études sociales ont connu une hausse spectaculaire, passant de 55,82 % à 78,04 %. Ces évolutions suggèrent que les réformes ou les programmes d’appui mis en place dans ces disciplines portent leurs fruits, alors que l’anglais reste en retrait.
Enjeux pour les systèmes éducatifs ouest‑africains
La détérioration de la performance en anglais a des répercussions directes sur la compétitivité des diplômés ouest‑africains, notamment dans les domaines où la maîtrise de la langue est un critère de sélection (universités anglophones, marchés du travail internationaux, programmes d’échanges). Les ministères de l’Éducation des pays membres du WAEC devront probablement réévaluer leurs stratégies pédagogiques, renforcer la formation des enseignants et envisager des programmes de remédiation ciblés. Le contraste avec les progrès observés en mathématiques, sciences et études sociales indique que des interventions efficaces existent et pourraient être adaptées à l’enseignement de l’anglais.