La filière cotonnière de la zone francophone africaine enregistre un recul marqué pour la campagne 2025-2026, avec une production en chute libre de près de 15 % par rapport à l’année précédente. Ce déclin, confirmé par les interprofessions et les données régionales, soulève des questions sur la capacité des pays concernés à maintenir leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Les faits essentiels
Les principaux pays producteurs de la zone CFA ont enregistré une récolte totale de coton graine estimée à 1,98 million de tonnes pour la campagne 2025-2026. Ce chiffre marque un recul de 14,2 % par rapport à la saison précédente, où la production avait atteint 2,31 millions de tonnes. Ces données, compilées par le Programme régional de [source], confirment une tendance à la baisse qui s’inscrit dans un contexte de volatilité des prix et de contraintes climatiques persistantes.
Pourquoi c'est important
Ce recul de la production cotonnière intervient à un moment charnière pour les économies de la zone CFA, où le coton représente souvent une source majeure de revenus d’exportation et d’emplois ruraux. Une baisse de cette ampleur pourrait fragiliser les balances commerciales des pays concernés et impacter les revenus des producteurs, déjà soumis à des pressions économiques et environnementales. Par ailleurs, cette tendance pourrait affaiblir la position de la région sur le marché mondial, où la demande reste soutenue mais où la concurrence des autres grands producteurs (comme l’Inde ou le Brésil) se renforce.
Ce qu'il faut surveiller
Plusieurs facteurs pourraient influencer l’évolution de la filière dans les mois à venir. D’abord, la réponse des gouvernements et des interprofessions face à cette baisse : des mesures d’accompagnement (soutien aux prix, subventions, ou appuis techniques) pourraient atténuer l’impact sur les producteurs. Ensuite, l’évolution des conditions climatiques, notamment les régimes de pluie, sera déterminante pour la prochaine campagne. Enfin, la capacité des acteurs locaux à adapter leurs pratiques culturales aux défis environnementaux (sécheresses, maladies des plants) pourrait conditionner la reprise ou l’aggravation de cette tendance.