Le chroniqueur sénégalais Badara Gadiaga a dénoncé, lors de l'émission Jakaarlo Ji sur TFM, ce qu'il perçoit comme une attitude trop conciliante du gouvernement face aux revendications du leader du Pastef, Ousmane Sonko, et de ses députés concernant la loi de finances rectificative (LFR). Il estime que le ministre des Finances, Cheikh Diba, aurait dû adopter un ton plus ferme pour éviter ce qu'il qualifie d'humiliation du pouvoir exécutif.
Une critique centrée sur la gestion de la LFR
Selon Gadiaga, l'invocation de l'article 84 de la Constitution – qui prévoit le renvoi d'un texte budgétaire à la commission parlementaire – a transformé la LFR en un sujet de débat prolongé, sans aboutir à des décisions concrètes. Le chroniqueur estime que, dans ce contexte, il n'est « pas nécessaire de demander quoi que ce soit » tant que le texte reste en commission, soulignant ainsi l'impasse politique créée par la procédure.
Le ministre Cheikh Diba visé pour son manque de fermeté
Badara Gadiaga reproche à Cheikh Diba et à son cabinet de s'être laissé « humilier » par le Pastef, qui aurait exploité la situation pour mettre en avant ses exigences. Pour le chroniqueur, le ministre aurait dû répondre aux députés du Pastef avec un langage plus autoritaire, afin de réaffirmer l'autorité de l'exécutif et d'éviter que le débat budgétaire ne devienne un terrain de jeu politique.
Le Pastef qualifié d'« anarchiste » par le chroniqueur
Dans le même temps, Gadiaga a qualifié les actions du Pastef et de son leader d'« anarchistes », insinuant que leurs méthodes sont contraires à la Constitution. Cette accusation vise à délégitimer les revendications du parti, tout en appelant le gouvernement à adopter une posture plus dure pour contenir ce qu'il perçoit comme une menace à l'ordre institutionnel.
Enjeux pour la politique budgétaire sénégalaise
Le débat autour de la LFR met en lumière les tensions entre le pouvoir exécutif et les forces parlementaires d'opposition. Si le gouvernement ne répond pas aux exigences du Pastef, il risque de voir s'enliser le processus d'adoption du budget rectificatif, avec des répercussions possibles sur les dépenses publiques et les projets de développement. À l'inverse, une réponse trop musclée pourrait alimenter le ressentiment populaire et renforcer la mobilisation du Pastef, déjà très présent dans le paysage politique sénégalais.