Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, a dénoncé les propos appelant à l’arrestation du leader d’opposition Ousmane Sonko, les qualifiant de danger pour les principes démocratiques et l’État de droit au Sénégal.
Appel à l’arrestation d’Ousmane Sonko et propos attribués à Arona Diouf
Des propos attribués au professeur Arona Diouf, selon lesquels « Ousmane Sonko daniouko wara outal pékhé, il est temps de l’arrêter », ont circulé dans le débat public sénégalais. Cette formulation, perçue comme une incitation à emprunter des voies extra‑légales contre le dirigeant de l’opposition, a déclenché une vive réaction parmi les acteurs de la société civile.
Babacar Ba, président du Forum du justiciable, réagit
Babacar Ba a déclaré ne pas connaître le sens exact des paroles du professeur, mais a souligné que toute action visant Ousmane Sonko « en dehors des règles démocratiques et de l’État de droit » constituerait une grave dérive, une atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie et à la dignité humaine. Il a ajouté que de tels propos n’ont pas leur place dans une démocratie et que le combat politique doit se faire « par les idées et dans les urnes, jamais par des manœuvres ». Ba a conclu en espérant que le Président de la République n’accordera aucune écoute à ces appels.
Implications pour la démocratie et l’État de droit au Sénégal
La mise en garde de Babacar Ba souligne les tensions entre les exigences du processus électoral et les tentatives de marginaliser un opposant par des moyens judiciaires ou extrajudiciaires. En rappelant que le respect des institutions et des procédures légales est indispensable, il rappelle aux autorités la nécessité de préserver la légitimité du système politique sénégalais. Si les appels à l’arrestation étaient suivis, ils pourraient alimenter une perception de dérive autoritaire, fragilisant la confiance des citoyens dans les mécanismes de gouvernance et compromettant la stabilité politique du pays.