Le 5 novembre 2026, le président a signé le décret qui nomme Azebaze Jiofack William directeur général du Fonds Routier. Ancien attaché au Secrétariat général de la présidence, il succède à une direction marquée par des difficultés structurelles, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les orientations à venir du fonds.
Un parcours au service de l’État avant la direction du Fonds
Azebaze Jiofack William a construit sa carrière au sein de l’appareil exécutif, notamment comme attaché au Secrétariat général de la présidence. Cette expérience lui a permis de se familiariser avec les mécanismes de décision et de coordination au plus haut niveau du pouvoir exécutif. Sa nomination à la tête du Fonds Routier s’inscrit donc dans une logique de continuité administrative, où la connaissance des rouages de l’État est perçue comme un atout pour relever les défis du secteur routier.
Un fonds déjà « miné » : quels sont les enjeux hérités ?
Le Fonds Routier, chargé de financer les projets d’infrastructures routières, est décrit comme « déjà miné » par son nouveau directeur. Cette expression traduit des problèmes de gouvernance, de transparence financière et de capacité d’exécution qui ont limité son efficacité jusqu’à présent. Les retards dans le décaissement des fonds, les difficultés à mobiliser des ressources complémentaires et les critiques quant à la sélection des projets sont autant de points qui ont fragilisé la crédibilité de l’institution auprès des partenaires publics et privés.
Les priorités attendues sous la nouvelle direction
Face à cet héritage, Azebaze Jiofack William devra rapidement établir un plan d’action axé sur la remise en ordre des procédures internes, le renforcement du contrôle budgétaire et la relance des partenariats avec les bailleurs de fonds. La transparence dans l’attribution des subventions et la mise en place d’indicateurs de suivi des projets seront essentielles pour restaurer la confiance des acteurs du secteur. Bien que le décret ne détaille pas les objectifs spécifiques, les attentes sont claires : améliorer la mobilisation de capitaux, accélérer la réalisation des routes prioritaires et garantir une meilleure gouvernance afin de soutenir la croissance économique du pays.