Lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le président Azali Assoumani a placé la question de l'intégrité territoriale des Comores au centre de son discours diplomatique. Le chef de l'État a réitéré la position historique de son pays sur le dossier de Mayotte, tout en appelant à une cohésion renforcée entre les nations africaines.
La revendication territoriale au cœur du multilatéralisme
Le président comorien a profité de cette tribune internationale pour rappeler la position constante de Moroni concernant Mayotte. En affirmant que « les Comoriens sont chez eux à Mayotte », Azali Assoumani a réitéré le refus de son gouvernement de reconnaître la situation actuelle de l'île. Cette intervention souligne la volonté des Comores de maintenir ce contentieux à l'agenda des instances internationales, en s'appuyant sur les principes du droit international et de l'intégrité territoriale des États.
Un appel à la solidarité continentale
Au-delà de la question spécifique de Mayotte, le président a adressé une mise en garde aux partenaires africains. Il a exhorté les États du continent à faire preuve de vigilance et de solidarité concernant leurs relations avec les autorités locales de Mayotte. Pour le chef de l'État, ces coopérations ne doivent pas occulter le respect dû à la souveraineté nationale des Comores, posant ainsi une limite diplomatique claire aux interactions bilatérales que pourraient entretenir certains pays avec l'administration de l'île.
L'unité africaine face aux enjeux globaux
Le discours a également élargi la perspective aux défis mondiaux, notamment le climat, le développement et la nécessité de préserver le multilatéralisme. En citant l'écrivain Chinua Achebe, Azali Assoumani a insisté sur la puissance de l'action collective. Cette référence souligne une stratégie diplomatique visant à ancrer les revendications nationales des Comores dans une dynamique plus large de coopération africaine, présentée comme le levier indispensable pour peser sur les décisions mondiales et protéger les intérêts des États du continent.