Le parlement sénégalais a interrogé Diène Faye, qui a dirigé les Pêches maritimes de 2020 à 2024, afin de faire le point sur la délivrance, le renouvellement et le suivi des licences de pêche. L’audition porte également sur les évolutions réglementaires depuis 2025 et sur le rôle des flottes étrangères dans le secteur.
Responsabilités de Diène Faye dans le circuit des licences
Lors de la séance, les députés ont ciblé les fonctions exercées par Diène Faye au sein de la Division de l’aménagement des pêches et du Bureau des licences. Ils ont cherché à déterminer comment les décisions d’octroi et de renouvellement des autorisations étaient prises, quels contrôles internes étaient en place et dans quelle mesure les procédures étaient transparentes. L’objectif était d’établir si des dysfonctionnements ou des conflits d’intérêts avaient pu affecter le processus pendant son mandat.
Modifications des procédures et des registres depuis 2025
La commission a ensuite examiné les changements introduits à partir de 2025 dans les outils de suivi et les bases de données utilisées pour enregistrer les licences. Les parlementaires ont demandé si les nouveaux registres amélioraient la traçabilité des autorisations, réduisaient les délais de traitement ou renforçaient la lutte contre les fraudes. Les réponses attendues visent à mesurer l’impact de ces réformes sur la gouvernance du secteur et à identifier les éventuelles lacunes persistantes.
Impact des activités de pêche industrielle étrangère
Un volet important de l’audition a concerné la pêche industrielle opérée par des compagnies étrangères dans les eaux sénégalaises. Les législateurs ont interrogé Diène Faye sur les accords existants, le respect des quotas et la capacité des autorités à contrôler ces opérations. La question centrale était de savoir si la présence de flottes étrangères compromettait la durabilité des ressources marines ou créait des distorsions économiques pour les pêcheurs locaux.
Enjeux pour la politique maritime sénégalaise
Les réponses fournies par l’ancien directeur seront intégrées au rapport final de la commission, qui pourra recommander des ajustements législatifs ou administratifs. Une meilleure maîtrise du système de licences est perçue comme essentielle pour sécuriser les revenus de l’État, protéger les emplois dans la filière pêche et garantir la préservation des stocks halieutiques. Le suivi de ces recommandations sera crucial pour les prochains exercices budgétaires et pour la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale en matière de gestion durable des pêches.