Un minibus transportant des fidèles vers une conférence a percuté de plein fouet un camion étranger près de Chivhu, au Zimbabwe, faisant 27 morts et 7 blessés ce vendredi 28 août. L’accident, survenu vers 18h30, illustre les risques persistants sur des routes dégradées et dans un contexte de conduite souvent hasardeuse.
Un choc frontal aux conséquences dramatiques
L’accident s’est produit lorsque le camion, immatriculé à l’étranger, a tenté de doubler un autre véhicule avant d’entrer en collision frontale avec le minibus. Ce dernier, un kombi local, transportait des passagers dont le nombre exact reste inconnu. Les autorités n’ont pas précisé si le véhicule était surchargé, une pratique courante dans le pays où ces minibus-taxis privés sont la principale solution de transport pour des millions de Zimbabwéens.
Des routes en lambeaux et des habitudes de conduite à risque
Le Zimbabwe compte parmi les pays africains les plus touchés par les accidents routiers, en partie à cause d’un réseau routier délabré. Des années de sous-investissements ont transformé les axes majeurs en véritables pièges, avec des nids-de-poule profonds et un éclairage souvent défaillant. Les conducteurs, confrontés à des conditions précaires, adoptent parfois des comportements dangereux, comme des dépassements risqués ou des vitesses inadaptées.
Un bilan qui s’ajoute à une série noire
Ce drame s’inscrit dans une longue liste d’accidents meurtriers au Zimbabwe. En avril, un minibus a pris feu sur une autoroute du sud, causant la mort de 18 personnes. Quelques jours plus tard, une femme et ses cinq enfants ont péri dans une collision entre leur véhicule et un camion de marchandises. Ces incidents récurrents soulèvent des questions sur la gestion des transports et la sécurité des usagers, alors que les kombi restent indispensables pour des millions de personnes.
Que faire pour éviter de nouveaux drames ?
Les autorités zimbabwéennes ont régulièrement pointé du doigt les minibus-taxis, critiqués pour leur surcharge et leur manque de maintenance. Pourtant, faute d’alternatives viables, ces véhicules continuent de dominer le paysage des transports. Une réflexion sur l’amélioration des infrastructures et la régulation des pratiques de conduite semble plus urgente que jamais pour éviter que d’autres familles ne pleurent leurs proches.