Au Tchad, les propriétaires de deux-roues voient une nouvelle charge s'ajouter à leur budget d'entretien. En quelques semaines, les prix des huiles moteur ont grimpé sur les marchés, avec des hausses allant de 8 % à près de 17 % selon les marques, une progression sensible pour des usagers qui dépendent au quotidien de leur moto, souvent dans le cadre de leur activité professionnelle.
International, Citrol, Total : trois marques, trois progressions
Les relevés effectués sur les marchés montrent une hausse généralisée. Le litre d'huile International, vendu il y a quelques semaines à 3 000 FCFA, s'affiche désormais à 3 250 FCFA, soit une augmentation de 8,33 %. Le bidon de 5 litres d'huile Citrol est passé de 9 000 à 10 000 FCFA (+11,11 %). La progression la plus marquée concerne l'huile Total, dont le prix au litre bondit de 3 000 à 3 500 FCFA, une hausse de 16,67 %.
Un poste de dépense décisif pour les conducteurs professionnels
Dans un pays où la moto constitue un outil central de mobilité et un support d'activité pour de nombreux chauffards, taxis-moto et livreurs, l'entretien du moteur représente un poste incontournable. Lubrifiant, vidange régulière et remplacement des pièces d'usure pèsent directement sur le revenu des conducteurs, dont une partie significative opère dans l'informel et dispose de marges limitées pour absorber ce type de renchérissement.
Un signal à surveiller pour le pouvoir d'achat
Cette nouvelle escalade tarifaire sur les intrants mécaniques intervient dans un contexte marqué par la pression sur le coût de la vie au Tchad. Pour les motocyclistes, l'enjeu est immédiat : la hausse des lubrifiants peut mécaniquement conduire à espacer les vidanges, avec un risque d'usure prématurée des moteurs, ou à répercuter le coût sur le prix des courses et livraisons, affectant à terme d'autres usagers. L'ampleur de la transmission de cette charge aux tarifs pratiqués par les conducteurs reste un point à suivre dans les prochaines semaines.