Genève accueillera le 22 septembre 2026 une table ronde inédite pour évaluer l’impact des acteurs religieux et traditionnels dans la prévention de l’extrémisme violent au Sahel. Organisée à l’occasion de la Journée internationale de la paix et du dixième anniversaire du Timbuktu Institute, cette rencontre réunira chercheurs, diplomates et praticiens afin de croiser les approches endogènes et internationales face à une crise sécuritaire persistante.
Un forum né d’une décennie de crises sahéliennes
Le Sahel, théâtre de mutations sociales et sécuritaires profondes, reste une zone de tensions où l’extrémisme violent s’enracine. Pour marquer la Journée internationale de la paix, le Timbuktu Institute – African Center for Peace Studies, en partenariat avec le Gingembre Littéraire et le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité de Genève (DCAF), organise un événement exceptionnel. Ce forum, prévu de 17h à 19h dans les locaux du DCAF, s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur les réponses locales aux défis globaux.
Religions et traditions : des leviers méconnus de médiation ?
Le thème central de la rencontre, « Religions, traditions et médiation : les acteurs religieux et traditionnels face à l’extrémisme violent au Sahel », souligne l’importance des mécanismes endogènes de résolution des conflits. Dr Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, sera l’un des intervenants clés, aux côtés de chercheurs, diplomates et représentants d’organisations internationales. L’objectif ? Évaluer comment ces acteurs, souvent marginalisés dans les débats sécuritaires, peuvent contribuer à désamorcer les tensions et à restaurer la cohésion sociale.
Un dialogue entre savoirs locaux et expertise internationale
Cette initiative vise à créer un pont entre les pratiques traditionnelles de médiation et les stratégies internationales de lutte contre l’extrémisme. En réunissant des acteurs de terrain, des universitaires et des responsables institutionnels, les organisateurs espèrent identifier des pistes concrètes pour renforcer la résilience des communautés sahéliennes. Une approche qui pourrait, à terme, inspirer des politiques publiques plus adaptées aux réalités locales.