Au Népal, plus de 500 enfants orphelins face à un avenir incertain après les inondations

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 33 lectures
Au Népal, plus de 500 enfants orphelins face à un avenir incertain après les inondations

Nuwakot, Népal – Les inondations dévastatrices au Népal ont laissé un sillage de destruction et d'incertitude, notamment pour plus de 500 enfants dont les parents sont portés disparus ou décédés.

Un avenir incertain pour les enfants

Ram Thakur, âgé de neuf ans, se souvient du jour où il a dû fuir les eaux de crue avec sa mère. Alors qu'ils escaladaient une colline, il a vu l'eau brune se rapprocher dangereusement. Sa mère l'a encouragé à grimper plus haut, lui criant de ne pas regarder derrière lui.

Aujourd'hui, Thakur vit dans une école primaire transformée en abri temporaire à Nuwakot, avec 26 autres enfants dans la même situation. Ils font partie d'un groupe d'enfants dont les parents sont portés disparus ou décédés lors des inondations qui ont frappé le pays en août.

La loi népalaise et le statut d'orphelin

Selon la loi népalaise, une personne doit être portée disparue pendant 12 ans avant d'être déclarée décédée. Cependant, une exemption est possible en cas de catastrophe, mais les proches doivent en faire la demande auprès d'un tribunal de district.

Ainsi, ces enfants se retrouvent dans une situation de limbo juridique, même si, dans la pratique, ils sont déjà orphelins. Ils attendent, dans l'espoir que leurs parents soient retrouvés.

Les efforts de réunification familiale

Les autorités et les organisations non gouvernementales (ONG) s'efforcent de retracer les familles et de réunir les enfants avec leurs proches. Jusqu'à présent, 18 enfants ont été rendus à leurs parents.

Cependant, la tâche est complexe, car de nombreux enfants sont traumatisés et ont du mal à s'exprimer. Certains, comme Shibani Tama, âgée de quatre ans, ne parlent plus et ont du mal à se souvenir de leur quartier ou de leurs proches.

Les défis des abris temporaires

Les abris temporaires, souvent surpeuplés, posent des défis supplémentaires. Les enfants ont peu d'intimité et les travailleurs sociaux et les ONG doivent faire face à la difficulté de déterminer qui peut être considéré comme un parent ou un tuteur légal.

Certains enfants, dont les parents sont portés disparus, ont créé des familles imaginaires avec des poupées, illustrant leur incompréhension de la situation et leur besoin d'un environnement familial stable.

L'impact sur l'éducation

Les inondations ont également détruit ou endommagé des écoles, privant des milliers d'enfants d'un environnement sûr pour apprendre et se développer. L'incertitude entourant leur avenir éducatif ajoute à leur anxiété.

Les travailleurs sociaux et les ONG s'efforcent de fournir des jouets et des livres, mais de nombreux enfants restent traumatisés et ont du mal à jouer ou à se concentrer.

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