Un an après l’embargo jihadiste sur les importations de carburant, Bamako parvient à stabiliser partiellement son approvisionnement énergétique, mais le reste du Mali reste plongé dans une crise persistante. Les escortes militaires ont permis de sécuriser des convois vers la capitale, réduisant les pénuries d’électricité et de carburant, tandis que les zones rurales et les petites villes subissent encore des ruptures fréquentes et imprévisibles.
L’embargo jihadiste et ses conséquences dévastatrices
Depuis septembre 2025, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda, maintient un embargo sur les importations de carburant au Mali. Cette mesure, couplée aux attaques répétées contre les camions-citernes, a plongé le pays dans une crise énergétique sans précédent. Les pénuries ont provoqué des coupures d’électricité massives et des files d’attente interminables aux stations-service, aggravant les tensions sociales et économiques.
Bamako sort progressivement de l’ornière
Grâce à la mise en place d’escortes militaires pour les convois de carburant, la situation s’est améliorée à Bamako ces dernières semaines. Les autorités locales et les forces de sécurité ont réussi à sécuriser une partie des livraisons, permettant une relative stabilité de l’approvisionnement en électricité et en carburant. Cependant, cette amélioration reste fragile et dépend largement de la capacité à maintenir ces escortes dans un contexte sécuritaire toujours volatile.
Le reste du pays en proie à des ruptures chroniques
En dehors de la capitale, la situation reste critique. Les zones rurales et les petites villes continuent de subir des pénuries récurrentes, avec des coupures d’électricité prolongées et des prix du carburant qui fluctuent de manière erratique. Les populations locales, déjà fragilisées par l’insécurité et l’inflation, paient le prix fort de cette crise énergétique, qui menace à la fois la santé publique et les activités économiques.
Un équilibre précaire et des défis persistants
Si Bamako bénéficie d’une amélioration tangible, la dépendance aux escortes militaires expose le pays à des risques majeurs en cas de relâchement sécuritaire. Les autorités maliennes doivent désormais trouver des solutions durables pour sécuriser les approvisionnements sur l’ensemble du territoire, tout en répondant aux besoins urgents des populations les plus vulnérables. La crise énergétique, loin d’être résolue, reste un défi majeur pour la stabilité du Mali.