Au Ghana, un chef de groupe interpelle l'industrie musicale : « Je ne pense pas que nous ayons une industrie »

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Au Ghana, un chef de groupe interpelle l'industrie musicale : « Je ne pense pas que nous ayons une industrie »

Au Ghana, la place des groupes de scène dans l'écosystème musical est remise en question. Philip Acquah, manager et chef du groupe Patchbay Band, affirme que le pays ne dispose pas d'une véritable industrie musicale structurée pour soutenir les live bands.

Une critique des institutions musicales ghanéennes

Intervenant sur l'émission E Vibes diffusée sur Joy Prime, Philip Acquah a contesté le rôle effectif des organisations censées structurer le secteur. Selon lui, des instances comme la Musicians Union of Ghana (MUSIGA) ou le Ministère du Tourisme, bien que reconnues, restent cantonnées à un périmètre limité qui ne couvre pas les réalités ni les défis des groupes de scène comme Patchbay.

Le manager a également pointé du doigt les Teletime Ghana Music Awards (TGMA), rappelant qu'il s'agit d'une structure à capitaux privés, et s'interrogeant dès lors sur l'existence même d'un véritable cadre institutionnel pour l'industrie musicale nationale.

Patchbay Band, plus d'une décennie sans reconnaissance à la hauteur

Fondé en 2011, Patchbay Band revendique une présence constante dans le paysage musical ghanéen depuis plus de treize ans. Le groupe s'est notamment produit aux côtés d'artistes établis comme Akwaboah Snr, ce qui, selon son manager, devrait lui valoir une meilleure place dans l'écosystème.

Pour Philip Acquah, l'enjeu dépasse la simple notoriété d'une marque : il s'agit de savoir si l'industrie musicale ghanéenne est capable de reconnaître la contribution des live bands à la richesse de la musique nationale.

Un débat sur la visibilité et l'accès aux opportunités

Les propos du manager s'inscrivent dans une discussion plus large sur la représentation des groupes de scène au Ghana. La question porte sur leur visibilité, leur accès aux opportunités de production, de diffusion et de soutien institutionnel, dans un environnement où les carrières solo et les productions numériques occupent une place croissante. La portée de cette interpellation dépendra de la manière dont les acteurs du secteur — syndicats, ministère et opérateurs privés — choisiront d'y répondre.

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