Les organisations estudiantines des deux principaux partis politiques ghanéens, le NDC et le NPP, ont formulé une demande commune pour placer l'emploi des jeunes au cœur de l'agenda national. À travers un communiqué conjoint, ces mouvements appellent également à la pérennisation des projets d'infrastructure initiés par les gouvernements successifs, marquant une volonté de dépasser les ruptures politiques habituelles.
Un plaidoyer pour la continuité économique
Réunis à Tamale lors d'un atelier organisé par l'African Centre for Parliamentary Affairs (ACEPA) avec l'appui de la diplomatie suisse, les membres du TEIN (NDC) et du TESCON (NPP) ont souligné l'urgence d'adopter des politiques économiques durables. Leurs recommandations visent à stimuler l'entrepreneuriat et le développement des compétences pour contrer le chômage et le sous-emploi. Pour garantir une efficacité sur le long terme, ils préconisent l'élaboration d'un plan national de développement qui transcende les alternances politiques, assurant ainsi une cohérence dans l'action publique.
Vers une culture du débat apaisé
Au-delà des enjeux économiques, les deux organisations ont pris des engagements fermes pour assainir le climat politique national. Se définissant comme des citoyens unis par la Constitution de 1992, ils rejettent explicitement la violence, les insultes et la désinformation. Ils s'engagent à privilégier le débat d'idées sur les plateformes médiatiques et numériques, tout en promettant de promouvoir des élections estudiantines pacifiques et transparentes sur les campus, loin des intimidations et des groupes de sécurité non officiels.
Une coopération au-delà des divergences
Reconnaissant que le consensus ne signifie pas l'uniformité, les représentants du TEIN et du TESCON ont identifié des domaines d'action commune. Ils entendent collaborer sur des questions d'intérêt général telles que la protection de l'environnement, la salubrité publique et le renforcement de l'excellence académique. Cet engagement inclut la protection de la liberté académique et la garantie d'une gouvernance étudiante inclusive, où les services sont rendus équitablement à tous les étudiants, indépendamment de leur appartenance politique. Ce rapprochement inédit entre les deux ailes jeunes vise à transformer la pratique politique ghanéenne en un levier de progrès collectif plutôt qu'en un vecteur de division.