Au Ghana, le programme routier « Big Push » fragilise gravement les infrastructures de fibre optique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
Au Ghana, le programme routier « Big Push » fragilise gravement les infrastructures de fibre optique

Le déploiement du programme routier national « Big Push » au Ghana engendre des dommages collatéraux importants sur le réseau de télécommunications du pays. Le ministre de la Communication et de la Technologie numérique, Samuel Nartey George, a révélé que ces chantiers sont responsables de près de 50 % des coupures de fibre optique liées aux travaux publics.

Un impact financier et opérationnel critique

La multiplication des incidents sur les câbles de fibre optique pèse lourdement sur l'économie numérique ghanéenne. Pour la seule année 2025, les coûts de réparation ont dépassé les 20 millions de dollars, avec une moyenne de 2 045 dollars par intervention. La tendance reste préoccupante : sur les 8 578 coupures projetées pour l'année 2026, la moitié a déjà été recensée au cours du premier semestre.

Le défaut de coordination entre chantiers

Selon les autorités, ces dégradations résultent principalement d'une absence de concertation entre les entreprises de BTP et les opérateurs de télécommunications. Les excavations sont souvent réalisées sans plans approuvés ni communication préalable sur le terrain. Ce manque de synergie entre les acteurs publics et privés transforme les projets d'infrastructure routière en menaces directes pour la connectivité nationale.

Vers une politique de déploiement intégré

Face à cette situation, le gouvernement mise sur la mise en œuvre de la politique « Dig Once ». Ce dispositif, porté conjointement par le ministère de la Communication et celui des Routes et Autoroutes, impose désormais l'intégration systématique des infrastructures télécoms dès la phase de planification des projets routiers. Parallèlement, l'Autorité nationale des communications (NCA) finalise un cadre de coordination contraignant pour les entrepreneurs.

Sanctions et recouvrement des coûts

Au-delà de la planification, l'exécutif entend renforcer la responsabilité des entreprises intervenant sur la voie publique. Le ministère prévoit l'introduction de pénalités financières exécutoires pour couvrir les frais de réparation en cas de dommages causés aux infrastructures numériques. Cette mesure vise à responsabiliser les tiers et à réduire durablement les coûts opérationnels liés à la maintenance du réseau national.

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