Au Ghana, la nouvelle ministre de l'Environnement mise sur une science au service de l'écologie

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 29 lectures
Au Ghana, la nouvelle ministre de l'Environnement mise sur une science au service de l'écologie

Dr Zanetor Agyeman-Rawlings, nouvelle ministre ghanéenne de l'Environnement, des Sciences et de la Technologie, a pris ses fonctions jeudi à Accra avec une ambition claire : concilier progrès scientifique et protection de la nature. Elle succède à Emmanuel Kofi Armah Buah, qui aura piloté plusieurs avancées majeures, dont l'interdiction de l'exploitation minière dans les réserves forestières.

Une vision intégrée du progrès

Dans son discours d'investiture, la nouvelle ministre a tenu à cadrer immédiatement sa feuille de route. « La science, la technologie et l'innovation doivent travailler main dans la main avec nos objectifs de développement, sans jamais se faire au détriment de notre environnement », a-t-elle déclaré. Cette formulation reflète une volonté assumée de ne pas opposer croissance économique et préservation des écosystèmes, deux impératifs souvent perçus comme contradictoires dans les débats publics.

Les défis environnementaux structurels du Ghana

Dr Agyeman-Rawlings a dressé un constat sans détour des pressions qui pèsent sur le pays : déforestation, pollution atmosphérique, effets du changement climatique, érosion de la biodiversité et pollution des ressources en eau. La Constitution ghanéenne place la protection de l'environnement sous la responsabilité partagée du gouvernement et des citoyens. La ministre a donc appelé à un renforcement de la sensibilisation publique et de la gouvernance environnementale.

L'héritage du ministre sortant

Emmanuel Kofi Armah Buah, qui assurait l'intérim depuis le tragique accident d'hélicoptère en août 2025 dans la région de l'Ashanti, a détaillé les avancées réalisées. Sous son pilotage, le ministère a obtenu l'abrogation de la législation autorisant l'exploitation minière dans les réserves forestières, mesures considérée comme un tournant pour la conservation. Six instruments législatifs ont été adoptés pour operationaliser la nouvelle loi sur la protection de l'environnement, et quinze nouveaux bureaux régionaux de l'Agence de protection de l'environnement ont été ouverts. Ghana a également renforcé sa participation aux négociations climatiques internationales et mis en place des programmes de restauration écologique comme « Three for Life » et « One Child Per Tree », distribuant des milliers de plants aux écoliers.

Une méthode de travail collaborative

Dr Agyeman-Rawlings a insisté sur la dimension collective de sa mission. « Je suis ici pour travailler avec vous. Nous formons une équipe », a-t-elle martelé, promettant un leadership inclusif fondé sur la discipline, la transparence et la responsabilité. Elle a souligné vouloir s'appuyer sur l'expertise existante au sein du ministère pour atteindre les objectifs fixés, tout en rendant hommage à la confiance du président John Dramani Mahama. Ce passage de relais s'inscrit dans un contexte où les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans les politiques publiques du continent.

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