Dans la province du Ziro, au Burkina Faso, les coopératives féminines « Yam Songo » et « Zind Yondo » font l'objet d'un suivi institutionnel visant à consolider leurs capacités de production. Cette initiative, portée par des représentants de la Présidence du Faso et des autorités locales, cherche à identifier les leviers nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire au niveau communautaire.
Un appui institutionnel pour les exploitations de Gao et Mao-Nassira
Une mission de supervision, conduite par le point focal sécurité de la province du Ziro, Léonel Bénao, s'est rendue sur le terrain pour évaluer les activités de deux groupements féminins. Accompagné par des représentants de la mairie de Gao et de l'UATA, l'objectif était double : encourager les productrices dans leurs efforts et recueillir les doléances liées aux contraintes opérationnelles rencontrées sur le terrain. Ce dialogue direct entre les autorités et les coopératives souligne la volonté de l'État d'intégrer ces structures locales dans une stratégie globale de production.
Diversification des activités agricoles et artisanales
Les coopératives visitées déploient des modèles économiques adaptés à la saisonnalité. La SCOOPS « Yam Songo », située à Gao, exploite plus de deux hectares dédiés à la culture du niébé et de l'arachide durant la saison des pluies. Pour assurer une continuité de revenus et d'activité durant la saison sèche, ses membres se tournent vers la saponification. De son côté, la coopérative « Zind Yondo » à Mao-Nassira se concentre sur le maraîchage, exploitant environ 1,5 hectare pour approvisionner les marchés locaux en produits frais.
Vers une autosuffisance alimentaire locale
L'engagement de ces femmes représente un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement alimentaire dans la commune de Gao. En structurant leur production, ces coopératives ne cherchent pas seulement à assurer leur propre subsistance, mais contribuent activement à la disponibilité des denrées pour les populations environnantes. La reconnaissance officielle de leur travail par les autorités provinciales et municipales marque une étape importante dans la valorisation du rôle des femmes agricultrices comme actrices clés de la résilience économique et alimentaire du pays.