Dans la province du Boulgou, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) agricoles de la commune de Bané déploient des efforts significatifs pour renforcer la production vivrière locale. Cette initiative, soutenue par l'État, s'inscrit dans une stratégie nationale visant à atteindre la souveraineté alimentaire par la diversification des cultures.
Un suivi opérationnel des exploitations agricoles
Adama Kamboné, chargé de mission pour la région du Nakambé, s'est rendu sur le terrain pour évaluer l'état des cultures et s'assurer de l'utilisation effective des intrants et semences fournis par les autorités. Cette visite, la deuxième depuis l'installation des volontaires, a permis de constater une progression notable des travaux champêtres. Selon les autorités régionales, les exploitations de Bané se distinguent par leur rendement et la rigueur de leur gestion, témoignant d'une implication concrète des volontaires dans le secteur agricole.
Diversification des cultures sur 8,05 hectares
L'engagement des VDP de Bané se traduit par la mise en valeur de 8,05 hectares de terres. La production se concentre majoritairement sur le maïs, qui occupe 6 hectares, complété par 1 hectare de soja, 0,80 hectare de haricot et 0,25 hectare de gombo. Cette diversité culturale répond à un double objectif : assurer une autosuffisance alimentaire immédiate et tester la viabilité de différentes spéculations agricoles sur le sol local.
Perspectives pour les cultures de contre-saison
Forts de ces premiers résultats, les volontaires agricoles, sous la conduite de leur responsable Madi Kéré, envisagent désormais de pérenniser et d'intensifier leurs activités. Pour passer à une échelle supérieure, ils ont formulé des besoins spécifiques auprès des autorités, notamment l'aménagement foncier des parcelles, la réalisation de forages pour l'irrigation et la sécurisation des espaces par des grillages. Ces infrastructures sont jugées indispensables pour permettre le développement de cultures de contre-saison, un levier stratégique pour accroître la production annuelle et renforcer la résilience alimentaire de la zone.