Le projet « Ensemencer la résilience dans les régions du Centre-nord et de l'Est du Burkina Faso » (ESPOIR) arrive à son terme en août 2026 après deux années d'intervention. Cette initiative, financée par le département d'État américain à hauteur de 4 millions de dollars, a permis de stabiliser les conditions de vie de ménages vulnérables dans sept communes, en combinant soutien agricole, diversification des revenus et lutte contre la malnutrition.
Un modèle économique fondé sur la diversification
La stratégie du projet repose sur l'octroi de matériel, de semences et de formations pour permettre à chaque foyer de mener au moins deux activités génératrices de revenus. À Bilanga et Fada, les résultats sont visibles : des couples ont développé des systèmes mixtes associant élevage, maraîchage hors-sol et petits commerces. Cette autonomisation financière permet désormais à certains bénéficiaires, comme des restaurateurs ou des artisans, de générer des revenus stables, dépassant les besoins immédiats de subsistance pour investir dans leur propre développement.
Impact sanitaire et lutte contre la malnutrition
Au-delà de l'aspect économique, le projet a ciblé la santé infantile en intégrant des actions de nutrition communautaire. Grâce à la formation d'agents de santé et à la mise en place de Groupes actifs de soutien des pratiques d'alimentation (GASPA), le centre médical de Bilanga a enregistré une baisse du taux de malnutrition infantile estimée entre 10 et 15 % par rapport à 2025. Les démonstrations culinaires basées sur des bouillies enrichies locales constituent un levier clé pour pérenniser ces acquis sanitaires.
Une résilience tournée vers l'avenir
Le projet ESPOIR a particulièrement ciblé les populations déplacées internes, leur offrant les moyens de reprendre une activité productive. Les autorités locales, dont le haut-commissaire du Gourma, Silas Nacanabo, ont salué la capacité du programme à transformer des ménages précaires en unités économiques autonomes. Si le projet s'achève le 31 août 2026, l'enjeu pour les communes concernées — notamment Kongoussi, Sabcé, Tikaré, Bourzanga, Bilanga, Gayéri et Fada — sera de maintenir cette dynamique de production locale et de résilience face à l'insécurité alimentaire.